Tentative éphémère et provisoire, à partir de ma seule petite expérience de vie,

de relater « la question de l'Homme » sous l'angle de « la spiritualité »,

telle qu'elle n'a cessé de voyager en moi de l'aube jusqu'au couchant

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" Les gens sont comme des vitraux. Ils brillent tant qu'il fait soleil, mais, quand vient l'obscurité, leur beauté n'apparaît que s'ils sont illuminés de l'intérieur." — Elisabeth Kubler-Ross

"« De même qu'il y a un objet matériel derrière chaque sensation, de même y a-t-il une réalité métaphysique derrière tout ce que l'expérience humaine nous propose comme réel. » - Max Planck.

« Une force qui est, qui ne peut pas être seulement de nous, mais qui ne peut pas être sans nous. Cela c’est de Dieu. - Mais je ne sais absolument rien de Dieu je sais seulement qu’il y a quelque chose en moi qui monte. C’est une trace, un chemin, un parcours toujours nouveau. » - Marcel Légaut

vendredi 16 octobre 2015

84 - Où en suis-je ?

— Mon rapport à la religion chrétienne :

Je constate une meilleure conceptualisation.
Décomposer le complexe en éléments plus simples : c'est une évidence, mais quand  l'esprit est embrouillé, la confusion préside facilement. 
Mes niveaux de ressentis sont à présent plus clairs. L'esprit s'embrouille en raison de ressentis non clarifiés. 
La souffrance intérieure, je veux dire celle qui est proche de l’âme c'est-à-dire de l'essentiel, se fait vite globalisante.


1 ) - Ma juste colère est mieux cernée. Elle est dirigée contre le Magistère. (pape, prélats, évêques, curie romaine etc…). Ceux qui décident, croyant tout savoir, et donc tout imposer.
Ma colère ne vient pas tant de leur volonté de tout dominer, que du fait qu'ils sont dans dans la déviance du message d'origine de Jésus.
En ce domaine, je suis conforté par bon nombre de théologiens patentés, qui déclarent la même chose que moi. Forcément : ils sont rejetés par ledit magistère ! Normal !
Brûler son ennemi est plus efficace que de dialoguer avec lui, Surtout quand on a décidé d'avoir toujours raison sur tout. Et qu’en outre on pense que c'est cela la volonté de Dieu : dominer !

2 ) - Viennent ensuite des chrétiens  qui ont cette caractéristique d'être des « traditionalistes». C'est-à-dire une partie du peuple en accord avec le Magistère. Disons les premiers couteaux. Ceux qui tueraient père et mère pour défendre un dogme. Ceux qui rejettent globalement toutes ces personnes humaines que Jésus accueillait à bras ouverts. (les démunis, les étrangers, les mal-pensants, les putes, les gays, les voleurs, les roublards, les grands riches, les coquins-pécheurs, les réprouvés, les divorcés, les salauds de pauvres, les estropiés,  etc.. etc …)
C'est ce cercle d'inconditionnels que je croise sur des blogues, et qui me font penser à ces docteurs de la loi, scribes et pharisiens, qui passent leur temps à ergoter sur les vieux textes,  à coup d'arguments massue qui ne convainquent personne (et surtout pas moi…), et qui donnent lieu à de joyeux étripages entre eux, quand ce n'est pas accompagné de noms d'oiseaux…
J'ai parfois le tort de concourir à la curée ensanglantée… Mais ça se tasse de plus en plus en moi. 
Mes interventions sont plus mesurées, se veulent plus « humaines », mais elles n’intéressent guère… ils ne sont pas là pour dialoguer valablement avec une altérité, ils sont là pour s’enguirlander entre-eux et faire des passes d’armes théologiques qui n'intéressent qu’eux…

3 ) - il y a quelques croyants sociologiques, où vieux pratiquants par habitude mais surtout par peur, (feu ma belle-mère, que j’aimais beaucoup,  à 90 ans, disait : je ne crois guère en Dieu, mais je vais à la messe, on ne sait jamais…), qui ont le vernis du catéchisme de leur enfance, pensent d’Adam et Eve ont vraiment existé, que Dieu créa en 7 jours, et se reposa le dimanche. (sans doute pour aller à la messe…). Et que, si tout va bien, après la phase de décontamination au purgatoire, ils iront au paradis, quelque part aux confins de l'univers…
J'éprouve envers eux un mélange de stupeur et de tendresse. Stupeur de cette naïveté inculquée, dont, même adulte, ils ne se sont pas débarrassé. Tendresse à raison même sans doute de cette naïveté-là. Je pense à Jésus… loin de moi de me comparer, … mais il devait sentir quelque chose de ce genre avec tous ces gens qui ne comprenaient pas grand chose à ce qu'il racontait… qui étaient englués dans leurs croyances anciennes reçu en héritage et dont ils pensaient qu'elle ne devait pas bouger d'une seule virgule pour les siècles des siècles… Et je suis comme ça aussi, qu’est-ce que j’en comprends vraiment au final ! : «  Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes  ont dit ! » (Luc 24)

C'est quand même hyper difficile d'entrer dans une « nouveauté radicale »…

4 ) - il y a enfin quelques figures singulières à mes yeux. Des hommes et des femmes de lumière. Je dis cela parce qu’ils/elles m'ont tout simplement éclairé. Et quand il y a une lumière nouvelle il y a un chemin nouveau qui tout à coup s’ouvre au-devant de soi.
Ce genre de personnes me manque aujourd'hui. Je veux dire concrètement. Des gens en chair et en os. Il est vrai que je ne fais plus rien pour les rencontrer. Ce n’est plus comme avant. Lorsque j'avais une avidité pour la lumière. J'étais alors tellement dans la nuit.

Si aujourd’hui la lumière m’est donnée de l'intérieur, elle doit aussi se recevoir de sa Source.
Au final, c'est cela le grand message de Jésus. Une « habitation ». 

Une blogueuse a publié récemment un petit texte avec la photo d'une chapelle traversée par la lumière du soleil couchant. 



Elle évoque « un spectacle émouvant et extraordinaire ». Mais ensuite, il est question d'une «  somme de pensées  {qui} me traversent, partant en tous sens comme des baguettes de mikado »
La suite du billet de la blogueuse fait état de tout le fatras de la marchandise chrétienne frelatée qu'on a dû lui vendre… et c'est là où je ressens cette grande désolation personnelle. Là, où je retrouve ces gens du second type ci-dessus, ceux qui ont tout embrouillé dans le coeur et l’esprit de millions de personnes, avec leur verbiage stéréotypé, soi-disant religieux… évidemment, cette blogueuse n’en porte pas la responsabilité. Elle en est seulement la victime.

Dès lors, on peut se perdre dans  « le raisonnement sur…. »
J’ai écrit des textes sur ce sujet, repris dans le dernier livre que j'ai publié… Les « pensées » N° 21 & 22.

Je quitte les propos de cette personne — Et puis il y a sans doute ce qui n'est pas exprimé dans son billet. Donc, respect. — pour rester sur cette photo de chapelle.

Pour moi, cette lumière traversante, est une leçon spirituelle majeure. La lumière vient d’ailleurs que de nous-même, (comme la lumière, qui n’a pas origine dans la chapelle elle-même). 
Elle vient dans la chapelle, pas dans n’importe quelle baraque ! Elle vient dans le symbole de l’âme, lieu sacré, unique et personnel de notre identité originelle et originale.
Elle illumine nos vitraux, c’est à dire : nos talents, valeurs, qualités, nos possibles, nos potentiels, qui sont là mais ne se mettent à briller que si la lumière les fait vibrer. sinon nous sommes comme « éteints » même si nous avons des possibles…

L’émotion spirituelle que l’on peut ressentir, que j’ai ressenti en regardant la photo, et aussi en référant à d’autres expériences personnelles, c’est par projection de mon psychisme profond sur la scène qui s’offre au regard. Et elle m’est « renvoyée ». C’est ce retour-là qui a valeur transformante effective, (par la méditation sans bavardage parasite),  parce que c’est désormais moi qui ai à vivre de cette lumière et à la laisser passer… et pas n’importe comment, pas dans n’importe quel engagement… Une telle lumière ne peut engager à des oeuvres de ténèbres, comme il en est tant dans ce monde ordinaire.

Voila qui furent les personnes de ce 4ème point de ce billet. Des vrais voyageurs, guides sur le chemin, et qu’on ne peut que suivre, non pas mimétisme ou servilité, mais par bonheur. Celui qui nous réjouit d’avoir enfin trouvé sa Route. 

J’ai mis du temps à comprendre le lien entre deux paroles de Jésus, dans un même passage, à quelques lignes d’intervalle.

 Apporte–t–on la lampe pour la mettre sous le boisseau, ou sous le lit ? N’est–ce pas pour la mettre sur le chandelier ?
Prenez garde !
Car on donnera à celui qui a ; mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

Ça semble tellement dégueulasse cette finale !
Mais c’est juste un constat….
La lumière reçue, si on n’en vit pas …  Prenez garde ! C’est pire que tout….
Passe encore d’être en incapacité de l’apercevoir (elle est parfois toute petite loupiote…), passe encore de ne pas être attentif à elle, voire de détourner le regard. Mais si j’ai reçu, c’est à dire accepté de recevoir, et qu’après je ne change rien dans mon existence… alors… je constate en effet, qu’ « on » ôte même ce  qu’on a…  On s’empute…. On se coupe….  On fait son malheur…

C’est terrible l’attrait parfois pour les actes de ténèbres en croyant pourvoir y trouver un bonheur.
C’est chaque fois que je dévie de ma Route.
Comme un con !






9 commentaires:

  1. De Christine Fontaine

    Je suis en total accord avec toi !
    J'ajouterais à ta liste, des personnes aussi redoutables que celles qui au sein de la hiérarchie, cherchent le pouvoir : des cathos newlook qui, souvent laïcs, cherchent à avoir le même pouvoir que les évêques. Ceux là sont redoutables car on peut partager nombre de leurs revendications ou de leurs critiques mais dans un esprit totalement opposé au leur. Et là, cela devient vraiment souvent le comble de la confusion!

    Quand je suis devant des hommes ou des femmes qui cherchent dans l'Eglise à exercer leur pouvoir sur les autres plutôt qu'à créer des liens fraternels, me reviennent à l'esprit les paroles de ce chant (c'est Jésus qui parle) :
    " Vous n'aurez pas compris la beauté du message
    Que je vous apportais en frémissant de joie
    Vous n'aurez pas compris, vous croirez être sages
    En clouant la sagesse au gibet de la Croix.
    Et vous profanerez toute la Paix du monde
    En faisant retentir les cris de votre orgueil
    Et vous vous en irez pour conquérir le monde
    Mais vous n'y sèmerez que la ruine et le deuil.

    Oh Gethsémani, la lune danse dans les arbres
    Oh Gethsémani, le vieux pressoir est plein de fruits ! "

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    1. Chère Christine, on sait combien les opprimés d'aujourd'hui sont toujours les oppresseurs de demain…
      Il faudra sans doute attendre encore quelques siècles avant que église institutionnelle n'applique les principes de la révolution dans la révolution…

      "Et vous vous en irez pour conquérir le monde
      Mais vous n'y sèmerez que la ruine et le deuil."
      C'est bien ce qu'ils ont fait à travers les siècles. On voit combien les massacres non seulement de millions de personnes, mais des civilisations qui méritaient le respect ont été totalement démolis partout ces conquérants agissant au nom de la Papauté, et avec sa très sainte bénédiction, salissant ainsi le visage de Jésus…

      Et puisqu'on en est aux citations, celle-ci pas mal non plus :
      « Quelqu’un me pria un jour de supplier Dieu de lui faire entendre s’il devait accepter un évêché dans le but de le servir. Le Seigneur me dit après la communion : « Quand il aura compris en toute vérité et clarté que la vraie grandeur est de ne rien posséder, il pourra l’accepter » ; il faisait ainsi comprendre que ceux qui accèdent aux prélatures doivent être bien éloignés de les désirer et de les vouloir ou du moins de les rechercher. » (Thérèse de Lisieux)

      À mettre en parallèle avec les excellents grenouillages des prélats aux dents longues rayant le Saint Parquet du Saint Office à Rome pour prendre la place du petit prélat pédé qui a commis le crime de dire la vérité.....

      Décidément , je continue de t'admirer de rester dans "tout ça" ....

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    2. Je rectifie, me suis gouré : c'est Thérèse d'Avila....

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    3. Si je reste dans "tout ça" c'est peut-être - au moins en partie - parce qu'au départ nous n'avons pas la même histoire. Tu viens d'une famille bien catholique et tu as dû, pour suivre Jésus-Christ, te séparer de "tout ça". Je viens d'une famille tout à fait anticléricale. Les critiques que tu adresses à l'Eglise, je les ai toujours déjà entendues dans ma propre famille. Je n'ai jamais pensé qu'elle avait tort de les formuler mais je ne pouvais que dire : "tout ça... n'est pas le tout de l'Eglise!". Car c'est dans l'Eglise que j'ai découvert le Dieu de Jésus-Christ par l'Evangile et que j'ai été fascinée par cette vie toute nouvelle qu'il nous propose.
      Aujourd'hui encore, je peux te dire que je partage tes critiques mais que pour moi l'Eglise ne se réduit pas à cela.
      Elle est aussi - et d'abord pour moi - un lieu de fraternité entre des personnes qui souffrent comme moi par l'Eglise, mais aussi avec d'autres qui n'en souffrent pas ou moins mais qui y cherchent Dieu comme moi.
      Car si tous les membres de l'Eglise ne sont pas des chercheurs de Dieu (ou pas tout le temps), je t'assure qu'il en existe... et qui l'y trouvent par-delà tout ce fatras. Il en existe parmi les laïcs mais aussi parmi les prêtres... On les reconnait entre tous en ce qu'ils font toujours passer l'amitié (ou l'amour fraternel) avant l'obéissance à des normes... ce qui ne vaut pas dire qu'ils pensent pouvoir vivre sans lois...
      Il est tout aussi vrai que je reconnais ce même désir de Dieu chez toi (ou d'autres de mes amis) qui refuse(nt) toute appartenance à l’Église. La fraternité que ce désir crée dépasse pour moi toute appartenance.

      Je crois qu'en fin de compte, je ne peux pas ne pas faire corps avec l'Eglise. Mais, tu le sais, un corps peut être malade et faire beaucoup souffrir... reste que c'est mon corps et qu'il serait pour moi impensable de ne pas vivre avec...

      Jésus dit qu'aimer toujours est le chemin de la vie et du bonheur. Pour ne pas sortir de cette voie, il nous dit d'aimer nos ennemis. Ce qui ne veut surtout pas dire d'être des bénis oui-oui. Il s'agit de discerner là où est l'ennemi. Pour moi il est dans la volonté de puissance qui, dans l'Eglise, est comme démultipliée chez certains par une sacralisation du pouvoir. Pour lutter contre cet ennemi, il ne faut surtout pas jouer son jeu en s'imposant par la force. Aimer son ennemi c'est échapper à la toute puissance par... le bas... à la suite de Jésus. C'est ainsi que j'ai fait l'expérience que la Croix est plantée au cœur de l'Eglise mais que c'est le lieu où Dieu se donne sans fin.

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    4. Tu as raison au niveau des personnes individuelles. Prêtres ou laïcs, il existe des chercheurs de spiritualité transformante dans le sillage de Jésus et de l'Evangile, pour aimer de cet amour de don, chemin de vie et de bonheur. J'en connais et même 2 ou 3 curés furent majeurs dans mon chemin (avec cette aptitude à ne pas me saouler avec la bondieuserie ecclésiastique, dogmatique et vaticane...). Un de mes amis est un "converti" que j'aime beaucoup. Il me dit parfois qu'il n'a pas eu cette malchance d'être éduqué dans une religion. Son père était militant communiste et "la religion" était totalement absente de sa vie, même pas anticlérical.... non.... Dieu, les religions etc... ça avait la même valeur que le Père Noël ou Donald Duck !
      Le veinard !!! Pas de passif à guérir ni de séquelles indélébiles...
      Et de cet homme 'a-religieux" j'ai reçu des leçons marquantes sur sa relation à Jésus....

      Alors j'entends bien ce que tu dis sur "faire corps".... Je crois que nous somme même "fabriqués" (si je puis me permettre un tel vocable) pour "faire corps". j'ai cette expérience dans ma vie. Ne serait-ce que mon couple où le "une seule chair" est expérientiel. Rien à voir avec le couple fussionnel évidemment, c'est même totalement son contraire...
      Mais aussi l'appartenance je ne sais comment dire ... "corporelle" ... à un groupe formant corps pour une oeuvre commune. comme des raisins appartiennent pour vivre à une même grappe.

      Mais La catholicité de l’Église en tant que Corps mystique du Christ, comme dit la bonne doctrine, demeure pour moi un concept, qui plus est vide....
      Et je n'en ai jamais vu la manifestation du temps où je fréquentais le culte catho.... hormis le fait d'être en un même lieu... mais tellement "décharné"..... Dans le genre, je préfère la communion d'un concert de Rock où là, on ressent une vibration commune bienfaisante... où une manif place de la République pour défendre "nos" valeurs.... Pas dans une église froide et aux participants à l'allure de coincés congénitaux..... très peu pour moi !!

      Et qu'on ne vienne pas me dire que la spiritualité se reconnait au gens de ce genre : à genoux, mains jointes, tête baissée, récitant des prières apprises par coeur, en pensant : qu'est-ce qu'on va bien manger à midi....
      bon, Ok je me défoule.....
      Je reviendrai peut-être dans une église quand le curé cessera de se déguiser, et quand au 1er rang il y aura les Roms, les migrant, les chômeurs, les estropiés, les fadas handicapés qui crient par non maitrise du langage etc, etc...
      Et quand la "distribution de la communion" ce sera un pain complet par personne, véritable nourriture du corps siège de l'âme, alors là on pourra parler d'un corps du Christ vraie nourriture, car ses miracles ont beaucoup concerné la restauration des corps....

      allez... je t'aime beaucoup dans ta recherche et ta personne. De cet amour fraternel qui nous unit chacun quelque part....
      La seule Puissance est dans la petitesse offerte...
      Je ne désespère pas de larguer mon orgueil par dessus bord ... pas petits paquets...

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  2. Je mesure combien le chemin est encore grand pour moi à parcourir avant de parvenir à me dégager du factuel pour entrer dans l'universel. Je me sens néanmoins grandie d'avoir fait cette première expérience, nouvelle pour moi, d'un frisson profond qui m'a parcouru l'âme. D'un premier balbutiement de cette "expérience spirituelle majeure". Sans doute mon esprit n'était-il pas encore prêt à la recevoir, cette leçon spirituelle. Mais je ne me sens pas "victime" du "fatras" dont tu parles (ce sont les deux seuls mots que je récuse dans ton récit à mon égard) au contraire, je ne fais pas "état", je suggère plutôt, il me semble, mais je parle aussi d'une éducation ouverte et qui m'a laissé le choix. Je n'ai pas été élevée dans le rigorisme, et même si les principes judeo-chrétiens ont sans doute influencé négativement certaines de mes expériences tout au long de ma vie, j'ai tenté de me dégager de ce qui me semblait frelaté. Ai-je pour autant été victime? Non car heureusement mon éducation humaniste m'a appris à penser, et c'est pourquoi je suis là, ce soir, sur ce blog qui tente de tracer un chemin, dans l'intelligence et la réflexion..
    Je voulais te dire pour finir que je suis simplement heureuse et fière de figurer dans le quatrième paragraphe, au côté des gens qui t'ont réellement apporté de la lumière....
    Bises
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Merci d'être venue mentionner les précisions que tu as senti avoir à faire.

      Je ne vais pas m'étendre plus avant ici sur le concept de « victime » qui va bien au-delà de chaque personne prise individuellement. C'est civilisationnel !
      La liberté de croyance a, en France, tout juste un petit siècle… (le "libre-penseur" d'antan était rejeté de ses proches... quand il n'était pas condamné....).
      20 siècles de domination des esprits par le système judéo-chrétien, fondé sur le jugement, la culpabilité incessante, le sacrifice soi-disant réparateur, la faute originelle, l'homme mauvais et indigne, etc...), laisse des traces profondes (conscientes et inconscientes) dans chaque personne, de génération en génération, quand bien même, à titre individuel, l'on tente de s'en distancier.
      L'idée n'est pas de moi, je reprends ici des thèses chères à Lytta Basset...
      Je fus et demeure encore "victime" de ce système preignant instillé depuis des siècles....
      "Purger l'inconscient" de ces scories demande de longues années de méditation et de spiritualité généreuse.

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  3. Je suis tout à fait d'accord avec tout ce que tu écris. Je retiens surtout cette phrase:"Pour moi, cette lumière traversante, est une leçon spirituelle majeure. La lumière vient d’ailleurs que de nous-même, (comme la lumière, qui n’a pas origine dans la chapelle elle-même".Dans le milieu catho de mon enfance on nous apprenait éduquait avant tout à l'humilité et d'autant si on était une fille .Je ne suis que poussière, je ne suis pas digne de... Je ne suis rien sans lui...Toute une éducation qui rendait impossible de pouvoir imaginer un instant qu 'une lumière pouvait nous habiter et que nous étions lumière en quelque sorte.
    C'est ce qui explique que beaucoup sont restées en veilleuse faute d'avoir osé s'exprimer car cela aussi était très mal vu dans mon milieu: se faire remarquer.! Enfant Il fallait la fermer... les grandes personnes oeuvraient( des bonnes oeuvres) en toute discrétion (?) tout en laissant leur signature quelque part quand même pour avoir la jouissance intérieure d'entendre des merci de ces pauvres pauvres qu'ils aidaient. Dieu vous le rendra ! Un bon paquet d'hypocrisie que tout çà .


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    1. C'était en effet une éducation "à l'envers"....
      Jésus dit : " "Celui qui a recevra encore; celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a!"
      Alors n'avoir rien, n'être rien, c'est du contre-témoignage...

      Il est un devoir impératif : se débarrasser de ces scories anciennes....

      La véritable humilité c'est reconnaitre que tout nous a été et nous est donné, chaque don est un reçu.... On en fait ce qu'on veut : on le garde pour soi, ou on le redonne enrichi....
      C'est pour moi le sens de cette mise en garde de Jésus : fait gaffe mec, fais gaffe la nana, si tu gardes tout pour toi, ça pourrit, ça pue... et il faudra bien tout t'enlever....

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