Tentative éphémère et provisoire, à partir de ma seule petite expérience de vie,

de relater « la question de l'Homme » sous l'angle de « la spiritualité »,

telle qu'elle n'a cessé de voyager en moi de l'aube jusqu'au couchant

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" Les gens sont comme des vitraux. Ils brillent tant qu'il fait soleil, mais, quand vient l'obscurité, leur beauté n'apparaît que s'ils sont illuminés de l'intérieur." — Elisabeth Kubler-Ross

"« De même qu'il y a un objet matériel derrière chaque sensation, de même y a-t-il une réalité métaphysique derrière tout ce que l'expérience humaine nous propose comme réel. » - Max Planck


jeudi 28 août 2014

72 - Être ou discuter ?


Durant l'été, j'ai eu l'occasion d'échanger à plusieurs reprises sur, disons pour faire simple, « la question de Dieu — la foi ». Ce fut évidemment avec des proches. Cela oscillait entre concepts, témoignages, expériences, dissertation sur Dieu, croire/pas croire, pourquoi ? Avec quand même plus ou moins une toile de fond expérientielle.
Tout récemment j'ai concouru à un échange sur ce sujet sur un blog que je lis régulièrement.


À quoi cela sert-il ? Sans doute l'échange présente-t-il des aspects de partage qui ont leur intérêt. Mais, dans le cadre de ma recherche objet de ce blog-ci, à quoi cela ME sert-il ? Je veux dire, en ai-je tiré un profit quelconque ? (Positionnement egocentré assumé…)

En me donnant le temps de laisser cette dernière question faire son travail en moi, je réalise que la réponse est plutôt non ! Il ne m'en reste pas grand-chose… Certes, ce ne fut pas désagréable. Les perceptions autres que les miennes sont intéressantes, parfois surprenantes, les convergences « font du bien », mais c'est un bien de surface. Entendre ce que l'autre exprime, me laisse dans le sentiment d'une sorte de répétition Des mêmes variantes, des mêmes variables. Alors, il y a bien entendu l'intérêt pour la personne qui s'exprime, sa coloration personnelle, mon regard sur elle, etc. mais, c'est un autre registre que je souhaiterais. Quelque chose qui m'apparaisse moins stérile et plus fécondant.

En ce domaine, la seule discussion me fait dévier, dériver. Il faut que je veille à ce piège, car il est profond, il peut m'entraîner facilement dans la rigidité, l'intransigeance, le sectarisme, bref… Tout ce que je reproche par ailleurs à la clique vaticane… ! Et aux religions en général ! Un comble !

Pourquoi ce à quoi je crois devrait-il être « défendu » ?
Ne suffit-il pas que cela soit affirmé ?
Une affirmation qui résulte de « l'être profond ». Autrement dit quelque chose qui se pose, s'affirme, et rien de plus.

L'engagement qui se désire fécond consiste en des actes positifs qui s'enracinent dans le système de valeurs que l'on a adopté. Pas dans l'opposition contre-dépendante. Le combat, si combat il doit y avoir, se vit dans l'action. L'action est toujours un service en ce domaine-là. Le combat du serviteur n'est pas le combat du conquérant. J'ai appris cela de Jésus, le mettre en pratique c'est encore autre chose… !

 Je ne suis pas encore enraciné suffisamment en Lui...



6 commentaires:

  1. C'est vrai que discuter mène souvent à une impasse surtout quand on entre dans le domaine de la religion.J'ai un fils très religieux , très catho avec des principes moraux très catho... Pendant mon séjour chez lui au Canada au mois de juillet j'ai du parfois le heurter par mes propos et agissements que je regrette en fin de compte . Pour la petite histoire voilà . Avant de commencer le repas mon fils tient à faire une prière qui forcément commence par un signe de croix... Déjà la prière me mettait mal à l'aise de par son contenu ... Ensuite je ne voulais pas faire le signe de croix... Mon fils me l'a fait remarquer... rien que d'y penser je me sens un peu mal... Et de me poser la question :Pourquoi je ne voulais pas faire la prière et le signe de croix ?Qu'est ce que j'avais à prouver? Après coup je me dis que j'ai eu là une attitude un peu enfantine ou d'adolescente en crise! et pas du tout adulte de mère et grand mère! d'autant plus que mon petit fils de 17 ans et ma petite fille de 15 ans rigolaient bien de mon attitude car eux aussi n'appréciaient pas ce cérémonial avant le repas...
    Ensuite il y avait des discussions où nous n'étions pas du tout d'accord. Par ex sur l'homosexualité dont il ne veut même pas prononcer le mot devant ses enfants, il parle à ce sujet en employant la lettre "H"pour ne pas prononcer le mot , il n'admet pas la cohabitation d'un garçon et d'une fille si pas mariés ...etc
    Sa femme partage les mêmes idées que lui . La discussion était vraiment difficile sur beaucoup de sujets surtout forcément ceux concernant la sexualité...
    Mais comme j'adore mon fils et qu'il m'adore aussi il ne m'en veut pas.
    Oui ," être" est plus important... sans choquer l'autre...
    J'apprécie tes remises en question et tes questionnements. Ils m'obligent en quelque sorte à faire de même.

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    1. Ah oui, là c'est vraiment catho de chez catho ! :)
      Vu de ma fenêtre, ça me semble plutôt une bonne chose de ne pas faire un geste "liturgique" qui ne fait pas sens pour soi.... Faudrait-il se mettre à genoux puis se pencher fesses en l'air parce qu'un musulman le fait devant soi ?
      Adolescente en crise ? Je vois pas .... Il suffit de dire : je respecte vos pratiques - ce ne sont pas les miennes - Et bon appétit à tous !

      quant à l'homosexualité, tu sais bien que pour un bon catho "C'est une abomination"

      "Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux." (Bible-Lévitique 20/13)

      (Remarqe que le texte ne dis qu'entre femmes ce n'est pas possible...)

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    2. Il me semble que le Lévitique est un ensemble de textes qui codifient la vie en société , au temps où ces textes ont été écrits. Se référer à ces écrits, c'est ne pas tenir compte de la venue de Jésus, venu justement abolir les lois anciennes pour se mettre dans la perspective et sous le regard de l'amour de Dieu. Lire le premier testament sans l'apport extraordinaire du second, est à mon avis un contresens.
      Je suis un peu comme Charlotte, j'ai du mal affirmer simplement mes convictions, sans partir dans de grandes discussions ....

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    3. @Anne**
      Tu as raison. La plupart des cathos demeurent "Ancien Testament". Si on reste dans le cadre de cette religion, c'est vraiment lamentable à constater.... La libération nouvelle et définitive qu'apporte Jésus (qu'ils appellent Christ) , ils l'ont passé à la trappe ! ...
      C'est encore plus fort que le Nespresso ! : "Ancien Testament ? What else ?

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  2. Il me semble que Jésus a davantage parlé d'argent que de sexe, certains "bons cathos" ont une fâcheuse tendance à l'oublier.
    Plus sérieusement, mes mots sont souvent bien pauvres pour exprimer ce que j'essaie de vivre et pire je crains que mes gestes et attitudes ne soient guère plus éloquents, alors je préfère écouter (lire) des témoignages. Quant aux échanges familiaux sur le sujet je ne m'y risquerais pas, censure type soviétique , sans compter que le langage leur est devenu hermétique : parabole = antenne sur le toit :-))

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    1. L'essentiel ne serait-il pas de vivre selon ses convictions profondes, d'en témoigner en action, plutôt que d'en parler, surtout à des oreilles qui ne veulent pas entendre.
      On peut aimer (essayez d'aimer), sans parler forcément de ce qui pour nous en est la source…
      Enfin, je vois un peu cela comme ça…

      J'aime bien la parabole sur le toit !
      ;)

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