Seuls existent les commencements,
les aurores nouvelles,
qui nous tirent de nos nuits.
Être toujours voyageur de l'Aube.

vendredi 23 novembre 2018

105 — le désir de l'homme

Dans les stages que j'ai animés, il y avait cette question :
— quel est votre plus grand désir dans l'existence ?
(J'explicitais le sens du mot : l'aspiration la plus profonde) 

Bien entendu les réponses étaient diversifiées suivant la personnalité de chacun/e, qui cueillait la sienne au niveau de profondeur ou de surface où il ressentait son propre désir.
Ayant eu de nombreux participants pendant bien des années, et sans vouloir globaliser trop, il est possible de synthétiser les réponses. Revenait fréquemment : — le désir d'être heureux. —  le désir de réussir sa vie en entreprenant quelque chose qui en vaille la peine, fasse sens, permettent de s'accomplir, soit utile.
Bien sûr, certaines personnes n'arrivaient pas à cerner leur désir. Les raisons en étaient multiples, et ce n'est pas le lieu pour les évoquer.


Il est fréquemment question de bonheur dans les Évangiles.

 On connaît bien comment Jésus en parle d'une manière assez étonnante, aux apparences contradictoires.
— Heureux les pauvres  en esprit (ceux qui se sont désencombrés la tête pour trouver la simplicité de l'être profond)
— heureux les affligés (ceux qui ont abandonné leur besoin de toute-puissance, et la croyance que l'on peut se suffire à soi-même. Ils entrent dans la chance de l'altérité salvatrice, en se reconnaissant affligés de manques et/ou de souffrances )
— heureux ceux qui sont doux (qui ont expulsé de leur psychisme la violence réactionnelle qui contribue à leur malheur et au malheur d'autrui)
— heureux ceux qui ont faim et soif de justice (ceux dont leurs tripes profondes les poussent à l'engagement en ce sens)
— heureux les miséricordieux  (qui ne détournent pas le regard de la misère des autres, délaissés, migrants, SDF, parents ou grands-parents dans un mouroir… posent des actes concrets, et dès lors peuvent se regarder en face)
— heureux ceux qui ont le cœur pur (ceux qui ont retrouvé l'enfant pur au fond d'eux-mêmes et le laisse vivre la surface de leur existence)
— heureux les pacifiques (qui ont guéris de leurs souffrances relationnelles,  sont devenus aptes au pardon des offenses subies. Leurs actions génèrent plus de Paix)

et je pourrais continuer ainsi.

Il est fréquemment question de désir dans les Évangiles.

Non pas le « mauvais désir » évidemment, c'est-à-dire tout ce qui relève de la convoitise, du désir de posséder l'autre comme objet, etc.
Il s'agit surtout du « désir de vivre autrement » que dans l'état de vie où l'on est présentement.

Cela concerne beaucoup d'épisodes relatés, appelés « les miracles ».

Je ne vais pas insister sur la traditionnelle confusion que l'on fait entre miracles et actes magiques… je ne prends pas mes lecteurs pour des ignares là-dessus. Le miracle n'est pas une intervention divine descendue du ciel, ni un acte de magicien, mais une interaction humaine de deux personnes qui ont une foi viscérale dans le changement profond. L'un (Jésus) aide à le recevoir, l'autre (« le miraculé ») en bénéficie parce qu'il y croit.. C'est à la fois aussi simple que ça et aussi mystérieux que ça.

L'homéopathie réussit, parce que le thérapeutique y croit fermement, et que le patient y croit tout aussi fermement. Alors ça marche. Question de foi !
(J'ai évoqué dans le billet précédent combien la foi déplaçait les montagnes)

Jésus a guéri des lépreux, des boiteux, des paralytiques, etc. mais il n'a pas guéri TOUT LE MONDE... 
et cependant la guérison est offerte à tout homme, déclara-t-il en substance.

En s'interrogeant  sur le pourquoi, on comprendra bien des choses…

Pour ma part, et d'une certaine manière par expérience de thérapeute, je dirais que la "guérison" n'est offerte qu'à celui qui croit à l'interaction humaine que je soulignais ci-dessus. Je n'ai jamais pu aider aucune des personnes qui n'avaient pas confiance dans ce que je proposais.
Je n'ai jamais pu constater de résultat palpables chez celui qui ne croyait pas qu'il pouvait s'en sortir fondamentalement, à l'instar des propos de Jésus :
— « lève-toi, prends ton grabat, et marche ! »
(Je ne mets pas en doute la bonne volonté de certains, mais il y a tant de bénéfices secondaires et de déni sous-jacent, que le véritable désir de changement reste enfoui sous les décombres de l'histoire personnelle).

Autrement dit, chez Jésus, il n'est jamais question QUE de l'accomplissement du désir de l'homme.
Il ne faut pas oublier que le seul nom qu'il s'est attribué lui-même est : 
« fils de l'homme ».
Ce n'est pas lui qui s'est appelé  LE fils de Dieu… (unique)
lui il parlait de son Père.

L'accomplissement du désir se réalise :
Par la foi en soi-même, et par la foi en cet homme, Jésus.
C'est aussi simple et aussi compliqué que ça.

C'est en tout cas mon option, choisi délibérément et librement, ce qui ne veut pas dire que c'est facile d'en vivre 24/24h.


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Le voyageur de l'aube va progressivement à la découverte de son propre paysage intérieur qu'il choisit de donner à voir. Il s'agit de l'expérientiel et ses billets n'ont rien de didactique.
Les billets sont d'abord écrits pour moi-même , selon  l'émergence de ce qui jaillit du fond de moi, « en instantané », face au lectorat qui passe par ici. J'y trouve là une certaine rigueur personnelle. 





lundi 8 octobre 2018

104 — 6 mois plus tard



Le billet précédent annonçait une nouvelle étape. C'était audacieux d'une certaine manière. Une nouvelle étape se caractérise souvent par un changement concret, matériel, visible. Ainsi d'un changement d'activité, d'état personnel, d'un déménagement, ce qu'on appelle parfois « une nouvelle vie ».
Rien de tout cela en ce qui me concerne. Mon entourage ne doit pas avoir le sentiment que j'ai « changé ».

Je n'ai pas changé. Je suis changé.

En ces domaines les choses sont souvent de l'ordre du constat. Pas de l'action directe. Même si action il y a, engendrée par la transformation intérieure opérante.
On peut changer de métier par décision et mise à exécution. On ne peut pas changer de psychisme de la même manière. C'est un instantané impossible, car hors de tout mouvement volontariste dont on aurait pu rêver.

On ne change pas le monde. On choisit de se laisser changer. Cela suppose l'observation intérieure qui permet de devenir acteur de l'accompagnement de son propre changement. 

Accepter de se mettre dans le mouvement qui consiste à se laisser changer par l'existence, par soi-même et par ce qui nous environne et nous pousse à être.
Cette acceptation change énormément de choses par rapport à la résignation de subir.

Le désir n'est pas le vouloir.
Le désir spirituel n'est pas le vouloir d'y parvenir.
C'est plutôt l'acceptation d'un état intérieur préexistant.
Je ne dis pas universel, mais je le pense, au sens que j'aime en faire l'hypothèse.

J'ai été biberonné à « la morale du devoir »  dispensée par le milieu catholique dans lequel j'étais, comme la quasi-totalité des français de ma génération.
Celle-ci avait ses vertus. Ce serait une grave erreur de la passer par pertes et profits. 
Elle présentait cependant un manque, en forme de gouffre, l'absence de reliance au Désir.
Dès lors, le biberon suivant, qui était : « faire la volonté de Dieu », ne pouvait que consister à se conformer aux règles, lois, préceptes, et autres rituels labellisés par une organisation externe, censée connaître ce qu'il en était de ladite volonté divine.
L'ensemble des prescriptions été codifiée dans d'importants ouvrages, résumé dans un code moral appelé : « catéchisme ». Tout manquement devait faire l'objet d'une confession, d'une pénitence matérialisée, et d'un repentir censé être « sincère ». Ce qui n'empêchait pas de continuer à enfreindre le catalogue. Mais fort heureusement, on pouvait se confesser autant de fois que nécessaire. Ouf !

Autrement dit, la primauté est donnée à « l'amour de raison » au détriment de « l'amour de cœur », considéré comme éminemment suspect, puisque la proie des « passions charnelles ».

Or, s'il existe une morale spirituelle développée par Jésus, c'est la « morale du désir », dont il est convaincu d'avoir les clés  par intuition personnelle fondamentale, et qu'il les reçoit de celui qu'il appelle « son Père ». (C'est intéressant au passage d'observer qu'il ne se considère pas comme autosuffisant…)

Quel est donc le Désir de Jésus ?

Ceux qui l'ont connu racontent ça dans les Évangiles. Ce n'est donc pas compliqué. Il n'y a qu'à aller à la source. Et bien sûr lire le texte avec des yeux neufs et pas avec « des yeux de curé ! » C'est-à-dire avec des souvenirs des salades qu'ils nous ont racontées jusqu'au gavage. (Pas tous, bien entendu, mais beaucoup quand même…)
Dans la mesure où la personne est désormais adulte, une telle rupture de l'endoctrinement antérieur est accessible, d'autant que l'on est plus « obligé de croire » dans l'État français laïc.

Personnellement ce que j'ai retenu, c'est qu'il me fallait répondre moi-même : « qu'est-ce que je désire réellement et profondément ? »

C'est l'invitation principale qui m'est faite.
Et il semblerait que lorsqu'on a cerné « SON désir », et dans la mesure où il a été cueilli à la profondeur que l'on sait atteindre,… il peut se réaliser… les chrétiens vont alors ajouter quelque chose d'assez juste : « avec la grâce de Dieu ».
En langage ordinaire on pourrait dire : avec la confiance dans les forces de la Vie internes. (Nom d'ailleurs que s'attribue Jésus lorsqu'il dit : « je suis la vie ») Ainsi que dans les forces de vie de certaines personnes que d'aucuns qualifieront de « médiations ».

C'est ce qu'affirme Jésus dans une formule bien connue : une foi à déplacer les montagnes.

«  Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. »


Évidemment si on s'en tient à une lecture littérale et fondamentaliste… cette phrase est idiote ! Mais à celui qui a véritablement « foi en l'homme » elle parle clairement et nettement. La métaphore lui fait sens, parce qu'il en a expérimenté les effets.

(.......)

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Ce billet est écrit en roue libre. Comme ce fut souvent le cas sur ce blog. Les textes sont d'abord écrits pour moi-même même s'ils s'adressent à un public. Comme je l'ai dit au début de ce blog, je confronte l'évolution et l'émergence de ce qui jaillit du fond de moi, « en instantané », et face au lectorat qui passe par ici. J'y trouve là une certaine rigueur personnelle.

mercredi 4 avril 2018

103 - Nouvelle étape



Peut-être aurez-vous remarqué que j'ai changé le texte en exergue de ce blog. Ce n'est évidemment pas par hasard. Je veux ainsi marquer une nouvelle étape.
Laquelle ?
Pour l'instant c'est le sentiment que quelque chose est achevée. À la fois quelque chose qui est en train de tomber du côté de mes démêlés avec les religions ; et à la fois mon désir et mon choix (qui doit encore s'affirmer) de faire en sorte que cette chute des vieilleries anciennes, aille jusqu'aux abysses.

J'en suis en quelque sorte à sortir du « sas de décompression », pour rentrer dans ce que je pourrais appeler le renouveau d'un « en avant ».
La vie est évidemment au présent, mais tout est dans une dynamique des commencements.
Ces derniers temps j’avais tendance à trop oublier le titre de mon blog qui fut un jaillissement reçu dans une forme d'inspiration, il y a maintenant plus de 6 ans, que je n'ose pas vraiment qualifier de divine… mais presque… !

Mon corps m'a fait prendre conscience ces derniers mois que je m'étais éloigné de cet Élan Vital que j'évoquais dans la dernière phrase de mon texte numéro 102. Cela m'a fait mal de relire que j'avais tant stagné durant près de quatre mois. Et merci au passage à mon corps de m'avoir envoyé des signaux d'alerte que j'ai mis du temps à décoder. « Vieux motard dans l'allée » (expression de ma jeunesse remplaçant mieux vaut tard que jamais… ).

Je ne sais pas pourquoi je me suis tant engourdi. Repli hivernal ? Il y a de cela, mais ce n'est qu'une explication très partielle. La pente passive est toujours une tentation. Le chemin de traverse en est une autre.
Il m’aura fallu relire des passages d'un livre mémoriel relatant une histoire dont je fus en partie témoin et en partie acteur, et qui m'a renvoyé à cette parole biblique : « voici que je fais toute chose nouvelle ».

 ... Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle ;
—car le premier ciel et la première terre avaient disparu, … (apocalypse chapitre 21)

Ça m’a percuté !
Il n'était donc plus temps de cultiver sur des terres intérieures anciennes.
Il était temps de faire ma révolution agraire et d'opter pour l'écologie divine !
Sur les terres nouvelles n'existent que des commencements.
Et non pas des recommencements cycliques où l'on fait toujours plus de la même chose.

M’est revenu au grand galop, tels les chevaux de l'apocalypse, ce jour à la fois lointain et facilement présent où je reçus ma « terre intérieure ». Bien sûr il m'aura fallu le temps pour comprendre que ce jour-là j'avais franchi la porte du « Nouveau Monde », ce que par ailleurs j'appelle le Royaume

Seulement voilà, la paresse spirituelle guette toujours. Les petits accommodements minables. L'engourdissement qui conduit à la mort celui qui se laisse refroidir sur un sol gelé.

J'espère de tout cœur que les signes du corps que j'évoquais sont désormais des signaux d'alerte suffisants pour me faire entrer dans un changement effectif et concret. Il comporte des actes posés, (certain sont accomplis), des rencontres à décider, et d'autres choses encore qu'il n'y a pas lieu d'exposer ici.

Le Voyageur sait bien que les aurores nouvelles sont chaque jour différentes et non reproductibles. À lui de demeurer le Voyageur de l’Aube…




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-o0o-  FIN D'UNE ÉTAPE -o0o-

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jeudi 14 décembre 2017

102 - Dieu ?


Il y a « les maîtres inspirants ». J'en ai parlé plus d'une fois. Ce ne sont pas des modèles à suivre plus ou moins librement ou servilement, qui me diraient ce que je dois faire ou ne pas faire. Ce sont plutôt des « (é)veilleurs de ma vie » qui m'ont permis d'aller à la découverte de ce qu'il en était de moi-même, au-delà des images et des représentations que j'avais pu me fabriquer ou que d'autres avaient tenté de m'imposer.
Ils furent comme des « révélateurs » à l'image de ces papiers-photo plongés dans le bain de révélateur et sur lesquels apparait quelque chose que ombres et lumières du négatif ont incrusté dans le papier photographique mais ne se voit pas encore. C'est-à-dire, et pour quitter la métaphore,  quelque chose qui jusque là n'était pas encore ma conscience plus ou moins claire.

J'ai plus d'une fois indiqué que Jésus faisait partie de ces maîtres–là.

vendredi 29 septembre 2017

101 - Quelle Justice ? Dans quel Monde ?

Sur un site Internet, il est proposé de méditer sur les ouvriers de la vigne qui reçoivent le même salaire alors qu'ils n'ont pas travaillé le même nombre d'heures…

Je le reprends ici pour ceux qui ne connaîtraient pas :

jeudi 17 août 2017

100 - La mort ?… Et après ?…

Sur un autre blog, j'ai relaté la mort récente d'un ami que je connaissais depuis 45 ans. En quelques 15 mois il a été emporté par le cancer.
Quelqu’un a commenté de la manière suivante :

Gérard Philipe avait noué une immense et profonde amitié avec Georges Perros du temps de leur prime jeunesse; quand l'un écrivait à l'autre "C'est bien de te savoir avec moi sur le globe", l'autre lui répondait "J'ai hâte de te coudoyer"... 
Quand Gérard Philipe a pris le même chemin que ton ami, dans les mêmes circonstances, Georges Perros a dit sur sa tombe: "Ce sera moins dur de mourir, maintenant, pour ceux qui t’ont aimé. Moins bête. Il y aura un rendez-vous à ne pas manquer, que nous ne manquerons pas."

dimanche 5 mars 2017

99 - Le Libérateur asservi (partie 2)

3. - Qu'est-ce que Jésus voulait ?

Cela peut se résumer d'une manière simple, considérée  souvent aujourd'hui  comme simpliste, et dont on se moque allègrement : « aimez-vous les uns  les autres » moi-même je l’ai brocardée avec un : aimez-vous les uns sur les autres…
Évidemment c’était pas aussi simple que ça, surtout quand il avait ajouté : aimez vos ennemis !… Faut quand même pas pousser mémère…

mardi 28 février 2017

98 - Le Libérateur asservi (partie 1)


1. - Le constat de la religion chrétienne.

la religion intellectualise et conceptualise le divin.
Elle le décline en théories diversifiées, parfois contradictoires, et sujet à querelles théologiques.
Chacun cherche naturellement à faire prévaloir sa position intellectuelle et la pertinence de son raisonnement élaboré, affiné, construit, circonstancié, démontré à coup de :  « donc… » - « il en résulte que… »  - « on peut en déduire sans se tromper que… » - « il est ainsi démontré… » Etc.Etc. Bref, en matière de spiritualité, de mysticisme , des subtilités du Vivre,  on est dans le « CQFD »…  emballé c'est pesé !

lundi 20 février 2017

97 - Laisse tomber les morts !

Ils étaient un certain nombre, ceux qui avait été séduits par ce type, dont on peut aisément imaginer qu'il avait un charisme fort comme on dirait aujourd'hui. Il surprenait, attirait, n'avait pas le discours stéréotypé de tous les autres, scribes, pharisiens, docteurs de la loi, et autres savants de l'intelligentsia religieuse.

Ils étaient un certain nombre à manifester le désir de le suivre. Pour faire quoi ? Pour vivre quoi ? Au fond il ne savait pas très bien. C'était une aventure nouvelle. Ce type, venu d'on ne c'est où, un village paumé, fils d'ouvrier, pas vraiment bardés de diplômes religieux, voici qu'il avait des paroles qui donnaient le goût intérieur d'une transformation… laquelle ? On ne savait pas encore… mais au fond, ça semblait valoir la peine de le suivre… au moins pour voir…

mercredi 25 janvier 2017

96 - Vraies et fausses promesses

Dans l'Ancien Testament, il est souvent question d'une promesse. Dieu promet quelque chose à son peuple. Quelque chose qui sera « mieux ». Sortir d'une condition ancienne, pour une condition nouvelle. La promesse est souvent faite à un leader, chargé d’entraîner un peuple dans une Aventure. Abraham vers une terre nouvelle. Moïse vers la terre promise pour faire sortir un peuple de l'esclavage.
Enfin bref, il est très souvent question de quitter un endroit pour un autre, l'espérance au cœur, par fidélité à celui qui a promis. Une confiance dans la divinité.

vendredi 25 novembre 2016

95 - Il est temps de faire le point



( Vague approche de l’embryon d’une tentative de perception de l’essentiel du Chemin du Voyageur…)


Voilà plusieurs mois que je n'ai pas écrit ici. Normal. Je ne publie un billet que quand la nécessité intérieure s'en fait sentir au regard de mon parcours personnel, et sur des aspects que j'estime intéressant pour moi, (peut-être pour quelques lecteurs ? ?), en restant dans l'esprit du premier billet de ce blog.

Donc, je ressens la nécessité de faire le point pour essayer de mieux m'éclairer moi-même en tentant une expression suffisamment élaborée et compréhensible.

mercredi 25 mai 2016

94 - La Providence (suite)

(suite du billet précédent ...)


Et moi ?
Confiance en qui ?

La Providence n'est pas dans mon vocabulaire. Mais il y a en moi un guide intérieur à qui je fais confiance, et en qui j'ai confiance. Dans mon enfance, j'ai le souvenir d'une religieuse qui venait à la maison faire le catéchisme. Dans mon souvenir, elle n'a guère de visage, ni d’âge, juste une présence aimante. Elle compte parmi les femmes dont je me suis senti aimé. Elle me parla un jour de mon ange gardien. Je redoutais ce truc, dont on m'avait dit qu'il voyait toutes mes bêtises et s'arrangeait pour me punir. Il fallait le craindre et être sage, discipliné et bien travailler à l’école pour éviter sa colère.
Mais là, non. Elle m'expliqua qu'il était là pour m'aider à vivre sur le bon chemin, comme un ami, pour que je devienne un grand garçon. (Évidemment, je ne me souviens plus de ses mots exacts, je donne l’idée générale qui me resta marquée).
Disons que, en gros, l'ange gardien me voulait du bien et je pouvais l’écouter dans mon cœur. C'est peut-être la première personne qui ne me brandit pas la morale à laquelle il faut obéir, Cette femme me mit sur le chemin de l'éveil de ma conscience profonde.

mercredi 18 mai 2016

93 - La Providence.

— « Faisons confiance à la Providence ».
Combien de fois ai-je entendu ma mère prononcer cette phrase, mais surtout y croire totalement, indéfectiblement, comme un pilier central de son existence. Une force d'accompagnement de sa vie. une certitude que la Providence ne pouvait lui faire défaut, la décevoir, ne pas lui accorder ses bienfaits au cœur même des pires épreuves. D'ailleurs elle disposait de preuves irréfutables, incontestables, qu'elle donnait en exemple : — « C’est grâce à la Providence que… ».
Acte de foi. Permanence de foi. C'est au-delà de la seule croyance. On est alors loin du : — je pense que peut-être. — Il est bien possible que…
Non la certitude était là. La Providence nous protégeait et nous protégerait toujours.

lundi 14 mars 2016

92 - Intuitions d’enfance.

Que sont devenues mes intuitions d'enfance ?

il y a les rêves, les projets, les projections dans l'avenir, les : « Plus tard c'est moi que je serai… », les griseries, les : « on dirait que je… » qui ont accompagné l'enfance, avant que nous ne soyons rattrapés par la réalité de la vie telle qu'elle se présente.
Mais plus fondamentalement il y a les intuitions, plus fortes, plus pérennes, qui durent, qui reviennent, qui concernent ce qui pourrait être essentiel à la vie, à vivre, à accomplir.

mardi 8 mars 2016

91 - L’homme fidèle.

Petit préalable :
il ne sera pas question ici de la fidélité amoureuse au sens habituel du mot : fidélité en couple, etc. Je précise, car c'est peut-être souvent à cela que le mot fidélité réfère en premier.

Lorsque je regarde des personnes qui ont marqué positivement mon existence, c'est probablement celles en qui j'ai trouvé une constante de fidélité. Il y avait « quelque chose » auquel elles se montraient fidèle. Quelque chose qui avait trait avec les profondeurs de la personne.

samedi 20 février 2016

90 - La vie éternelle ?


Trouve-t-on une religion qui ne comporte pas une promesse d’une « autre vie ailleurs » après la vie terrestre ? Un survie de « l’âme », une renaissance corporelle, résurrection des morts, corps psychique débarrassé des lourdeurs de l’attraction terrestre, Eden, Paradis, … Là, un ou des dieux  nous attendent de pieds fermes, avec généralement un jugement divin d’accès ou non à un « endroit » plutôt merveilleux pour les « bonnes gens » et un endroit plutôt terrible pour les « mauvaises gens » …

vendredi 5 février 2016

89 - Prétendre….

Lorsque je publie un texte, évidemment je ne m’arrête guère  à l’environnement graphique de ce blog, sauf à me dire souvent que j’aime bien le look que j’ai choisi… Je ne m’arrête pas non plus à la phrase  épigraphe en tête de ce blog.
Là, je la relis … elle date de la création du blog. (2012)
Quelle prétention !
« relater la question de l’Homme » et avec une majuscule, s’il-vous-plait !
Alors certes il y a le mot « tentative »… mais quand même, pour qui il se prend ce mec !

vendredi 29 janvier 2016

88 - Dieu n’est PAS amour … (à ce qu'il parait !...)

Depuis huit ans, j'anime une à deux fois par an, et pour une durée de cinq à six jours, un forum de partage de textes écrits par en moyenne  25 participants, dans la durée. C'est le principe. Une sorte d'écriture en continu.
C'est une écriture totalement libre qui est proposée. Chacun écrit tout ce qu'il a envie. Aucun thème particulier n'est mentionné. L'écriture va de l'intime au poétique en passant parfois par de la fiction, mais dans la fiction, on voit bien la personnalité qui transparaît. Certains écrivent 9 à 10 heures d’affilé… voire plus…

mardi 19 janvier 2016

87 - Où il est question de la discipline.


Lorsque j'étais enfant, le concept de discipline comportait tout ce qui était interdit, autrement dit tout ce qui entravait ma liberté. Il s'agissait de se montrer conforme à toutes sortes de normes et d'obligations imposées, sans que pour autant il m’ait été expliqué leur nécessité… éventuelle… 
Il était encore moins questions d'en discuter les aspects et les prescriptions. Le principe global était simple : On obéit ! C'est tout ! Et à défaut la punition tombe !

mardi 12 janvier 2016

86 - Quel disciple ?

Répondant à un commentaire dans le billet précédent, J'ai écrit ceci :

(...) Quant à ce que tu dis fort justement : "lorsque le maître est parti, là c'est facile, on peut faire des paroles qui restent de son enseignement ce que l'on veut"
C'est juste en effet,on peut faire tout que l'on veut, au sens un peu tout et n'importe quoi…
Reste la question : comment exercer sa liberté tout en respectant la profondeur du message.
C'est toute la problématique du disciple.
Tu me donnes matière pour un prochain billet ....


Pourquoi respecte-on l’enseignement d'un Maître ?