Tentative éphémère et provisoire, à partir de ma seule petite expérience de vie,

de relater « la question de l'Homme » sous l'angle de « la spiritualité »,

telle qu'elle n'a cessé de voyager en moi de l'aube jusqu'au couchant

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" Les gens sont comme des vitraux. Ils brillent tant qu'il fait soleil, mais, quand vient l'obscurité, leur beauté n'apparaît que s'ils sont illuminés de l'intérieur." — Elisabeth Kubler-Ross

"« De même qu'il y a un objet matériel derrière chaque sensation, de même y a-t-il une réalité métaphysique derrière tout ce que l'expérience humaine nous propose comme réel. » - Max Planck.

« Une force qui est, qui ne peut pas être seulement de nous, mais qui ne peut pas être sans nous. Cela c’est de Dieu. - Mais je ne sais absolument rien de Dieu je sais seulement qu’il y a quelque chose en moi qui monte. C’est une trace, un chemin, un parcours toujours nouveau. » - Marcel Légaut

jeudi 14 décembre 2017

102 - Dieu ?


Il y a « les maîtres inspirants ». J'en ai parlé plus d'une fois. Ce ne sont pas des modèles à suivre plus ou moins librement ou servilement, qui me diraient ce que je dois faire ou ne pas faire. Ce sont plutôt des « (é)veilleurs de ma vie » qui m'ont permis d'aller à la découverte de ce qu'il en était de moi-même, au-delà des images et des représentations que j'avais pu me fabriquer ou que d'autres avaient tenté de m'imposer.
Ils furent comme des « révélateurs » à l'image de ces papiers-photo plongés dans le bain de révélateur et sur lesquels apparait quelque chose que ombres et lumières du négatif ont incrusté dans le papier photographique mais ne se voit pas encore. C'est-à-dire, et pour quitter la métaphore,  quelque chose qui jusque là n'était pas encore ma conscience plus ou moins claire.

J'ai plus d'une fois indiqué que Jésus faisait partie de ces maîtres–là.


Mais qu'en est-il de « Dieu » ?
En laissant naviguer cette question librement en moi ces derniers jours, je pourrais peut-être dire ainsi : Dieu ? Un/e « ?????? » à qui je m'adresse parfois.

Par le passé il m'arrivait de « lui parler » comme à quelqu'un/quelque chose qui entendrait. Il s'agissait le plus souvent de situations basiques. Je râlais, je demandais ou je m'étonnais… j’ai même supplié aux heure sombres…. Bref, des choses de diverses natures sur lesquelles j'attendais, sans attendre, des réponses, qui de toutes façons ne viendraient pas.

Est-ce que j’en tirais quelque bénéfice ? Pas vraiment… C’était des sortes de spéculations cérébrales, intellectuelles ou non. Et d'ailleurs, est-ce que tout simplement, tout bêtement, je ne me parlais pas à moi-même ?

Plus récemment, ces dernières années, j'ai cherché à évacuer le « concept de Dieu » il ne m'intéressait plus guère.

Ces derniers temps, je retrouve de manière plus forte, plus intense, cette sorte de nécessité vitale de manifester une gratitude abondante, pour ne pas dire débordante, envers ce que j'appelle La Vie et sa profusion. Je ressens une dilatation intérieure et une forme de débordement d'amour dans un immense remerciement pour tout ce que j'ai pu recevoir et qui m'a comblé au-delà de toutes mes espérances ; et ce, malgré les difficultés et les épreuves de la route.

Évidemment viennent à mon cœur beaucoup de personnes, autant des intimes que des inconnus de passage, qui furent parfois des rocs blancs, parfois des petits gravillons blancs, et qui m'ont permis d'être et devenir ce que je suis et deviendrai encore. La gratitude pour tous ces hommes et ces femmes n'est pas bien difficile à se laisser ressentir amplement.
 Cependant, il arrive un moment où je bute. Comme un élan qui tout à coup s'arrête.

Je ne peux pas courir, vu mon état physique. Mais j'ai vaguement gardé la sensation de ce que cela pouvait être dans mon enfance. Courir éperdument, avec joie, ne pas avoir envie de s'arrêter, et finir par se jeter en avant comme on entrerait dans un bonheur sans fin.

Mais c’est comme si je brisais mon élan parce que je craindrais « quelque chose de confus » qui m'obligerait moi-même à stopper.
Je m'interdis de remercier (un?) Dieu qui serait celui vers qui, de manière ultime, se dirigerait ma gratitude infinie.
Il ne s’agit pas d’une idée sur Dieu ou je ne sais quelle divinité bienfaisante dont je démontrerais par A + B qu'il s'agit bien d’un être de bonté parce que ceci ou cela.
Il s’agit d'un mouvement intérieur et du corps qui surgit du plus profond de moi, et n’a pas à s’arrêter. 


Briser cet élan fait de moi un être aberrant, c'est-à-dire pris en flagrant délit de renier ce à quoi il croit le plus profondément :  Suivre l’Élan Vital… Jusqu’au bout !

22 commentaires:

  1. Puis je me permettre une question pour laquelle je n'ai aucune notion ?
    Et pour réussir à te suivre, j'ai besoin de comprendre une chose...

    Moi qui ne connaît rien de la "religion" qui est donc Dieu ?
    Dans les représentations que je m'en fais depuis petite Jésus = Dieu. C'est mon raccourci. Mais depuis un moment que je te lis ici, j'ai bien vu qu'il y avait quand même une différence... Mais laquelle je ne sais pas...


    Dans mon propre cheminement, dans ma spiritualité, je parle de divin... D'un monde divin à l'intérieur de moi, partout autour de moi... qui me procure gratitude et abondance, qui me donne cette sensation d'unité avec le Tout... Cette abondance, "cette vie et sa profusion", ce côté presque impalpablement illimité... Je ne le nommerai pas Dieu, mais certains le font... Je pourrai nommer Vie mais c'est comme s'il manquait quelque chose... Pourtant je suis presque persuadée, que nous ne sommes pas loin d'aborder les mêmes choses...

    Ce rapport que tu as est complexe pour moi à saisir totalement, car il me manque des repères/savoirs (?) pour mieux comprendre réellement la subtilité... du "(Un ?) Dieu", et surtout saisir tout le sens de ton dernier paragraphe... et toute la résistance que tu as encore... :-)

    Des bises d'incompréhension ;-)
    July


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    1. C'est une vaste question que tu poses.
      Je vais tenter de dire assez simplement la position de la religion catholique, en me contentant de l'essentiel, sachant que tout cela se décline depuis des siècles de multiples manières dans une recherche plus ou moins complexe…

      Un catholique, et généralement un chrétien, déclare : « je crois en Dieu » c'est un acte de foi primordial et premier. Une adhésion personnelle, mais qui s'effectue le plus souvent dans un collectif que l'on appelle « le peuple de Dieu ».
      Quel Dieu ? Celui qui s'inscrit dans une tradition, celle d'Israël : « le peuple élu de Dieu » il s'agit d'un
      Dieu unique. Il n'y a pas « des dieux » comme dans d'autres religions.

      Qui est-il ?
      Ce peuple d'hommes le (re)connait par révélations successives, faites par des homme « inspirés par Dieu ». Le plus célèbre est Moïse. Il demanda qui il était, obtint ce nom : « YHWH » qui se traduit : « je suis celui qui Suis » ou « Je Suis Celui qui Est » ou aussi « Je Suis qui Je Suis »…. Voilà donc un nom bien mystérieux, pour un être tout aussi mystérieux…. Les êtres humains cherchent à connaître ce dieu, ce qu'il désire, ce qu'il propose, qui il est vraiment, etc.…
      En réalité il semble que ce Dieu soit insaisissable en sa totalité qui d'une certaine manière dépasse l'entendement de l’Homme (au sens générique qui inclut homme ET femme). « Nos paroles humaines restent toujours en deçà du mystère de Dieu. », dit-on.
      (à suivre….)

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    2. (suite)
      Jésus marque une étape fondatrice et novatrice. Les chrétiens (ces à dire ses adeptes) estiment qu’il apporte une révélation nouvelle. Dieu

      envoie « son fils unique » pour se faire connaître aux êtres humains d'une manière nouvelle. En ce sens on peut estimer qu'il s’agit d'un nouveau prophète. Et le Dieu dont il parle, qu'il va appeler Père est relaté dans « les Évangiles ».
      Dans un autre approche, Jésus peut aussi être considéré comme, si l'on peut dire, « le premier véritable humaniste », par son message de fraternité, d'amour universel (aimez-vous les uns les autres), qu'il pousse au maximum avec des propositions comme : aimez vos ennemis, donnez votre vie par amour etc.… ce qui change fondamentalement de l'ancienne religion où il s'agissait essentiellement de pratiquer des rituels très codifiés de respecter des préceptes de faire des gestes religieux précis etc. pour s'attirer les faveurs de Dieu.

      depuis Jésus, les chrétiens vont beaucoup plus loin en déclarant que Jésus est le Christ (d'où son nom Jésus-Christ). C'est-à-dire non seulement le fils de Dieu mais aussi Dieu lui-même incarné sur terre. le principal dogme chrétien étant : Jésus est vrai Dieu ET vrai homme. Cette affirmation ne s'est pas imposée d'emblée. Elle résulte de tout un cheminement des premiers chrétiens durant plusieurs siècles. Avec toutes les contestations, approbations, réfutations qui ont accompagné cette affirmation étonnante. En ce sens ton raccourci Jésus = Dieu est assez juste.

      Ton paragraphe qui évoque ton propre cheminement (le troisième) est tout à fait acceptable par un chrétien, au sens de l'expérience intérieure du divin en soi. Mais cela ne sera qu’une acceptation partielle. Car pour un chrétien cela ne peut pas être « un grand Tout » une globalité telle que « la Vie ». Tout cela pour un chrétien représente, si on peut dire ainsi, : « quelqu'un », qui est Jésus-Christ (fils de Dieu, Dieu lui-même il ne faut pas oublier ce sens) qui déclare : « je suis le Chemin la Vérité la Vie ».
      Autrement dit la spiritualité du chrétien « passe nécessairement » ET par Jesus-Christ, ET par une relation humanisée avec des autres humains au sein d'une « communauté chrétienne » qui se met au service des un des autres (chrétiens ou non).

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    3. (….suite)
      Tu évoques « c'est comme s'il manquait quelque chose ». Et bien je suis exactement à cet endroit. Ma gratitude ne peut se diriger vers « un Grand Tout » qui, d'une certaine manière ne serait pas « Quelqu'un », un être divin ayant une forme d'existence, laquelle??? je ne sais… mais je peux - peut-être - la ressentir intérieurement (spirituellement) et non pas seulement un concept, une idée, ou un impalpable qu'on nommerait « le divin ».

      En réalité mon univers intérieur déborde largement ma propre personne, et j’ai cette sensation que je nomme toujours d’un : « plus que soi en soi », ce « plus » m'attire et me pousse en avant avec ce désir intérieur de le rejoindre, parce que c'est mon chemin de bonheur et d'accomplissement.
      Mais qui est-il ? Et surtout : pourquoi est-ce que je repousse cette attirance/élan, comme je le dis à la fin de mon billet.

      Je ne sais pas si mon bavardage t’éclairera…

      Je conclurai en rappelant que j'exprime sur ce blog un cheminement, avec ses avancées, ses hésitations et ses retours arrière, essayant d'accueillir plus loin la compréhension de tout cela.
      En ce sens la synergie avec celles et ceux qui veulent bien commenter, est facteur de progression pour moi, et peut-être pour d'autres…

      Donc un grand merci pour ce commentaire.

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    4. Oui Alain, je te remercie pour ces commentaires, qui m'ont éclairée un tout petit peu plus.

      Repousses-tu cela car il s'agirait de Dieu avec un lien quelconque avec cette religion pour laquelle tu t'indignes et te révoltes ?

      Cela me fait penser, plus dans la pensée taoïste à ton énergie vitale (Le Chi)... Cette énergie qui relie notre corps, notre esprit et notre énergie vitale. Celle qui parcours, le corps, qui est plus ou moins présente en fonction des jours et de notre humeur à prendre conscience de sa présence, et qui pourrait s'apparenter aussi à cette Présence citée par Coumarine plus bas, ou à ce que d'autre nomme "Dieu","Le divin".... etc

      Est-ce que "le" nommer, (ce flux énergétique en toi), t'empêche de l'accueillir pleinement ? Sereinement ? (Je t'emmène sur mon champ lexical :-) )
      Est ce que ne pas le nommer t'empêche de l'accueillir ?
      Qu'est ce qui pourrait donc être dangereux de te laisser attirer sans réellement savoir "qui il est ?" ?
      As-tu peur que cela puisse être lié à ce que tu rejettes le plus de ta culture religieuse ?
      As-tu besoin de le nommer pour ne pas l'accueillir ?

      Des questions comme ça qui me viennent et qui évidemment n'attendent pas réponses :-)



      Ju'

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    5. le "Chi"auquel tu réfères me convient et ne m'est pas étranger. Je me sens relié par le dedans a bien plus grand que moi et cette reliance me permet de ressentir l'appartenance à l'univers dont je suis nécessairement une parcelle. Cette conscience d'être « plus que soi tout en étant soi » apparaît indispensable à mon avancée et ma toute petite part à accomplir.

      Mais il ne s'agit pas seulement de constater cette énergie en tant que telle. Je ressens comme une nécessité tout aussi vitale, de nommer car celui qui n'a pas de nom n'a pas d'existence. C'est d'ailleurs une constante biblique où il est dit et répété que Dieu nomme toute chose et tout être.
      L'énergie vitale a probablement un nom originel. une manière pour « quelqu'un » de se faire ressentir dans une relation.
      C'est pour cela que je n'adhère pas un concept de « Grand Tout » qui serait impersonnel, qui ne serait pas « Quelqu'un ».


      Pour ce faire tes questions m'intéressent beaucoup et m'interpellent.
      Je ne vais pas répondre ici à chacune d'elle, mais je les intégreraient et les reprendraient par la suite.
      Ce qui me semble certain c'est que demeure en moi un conflit interne entre la culture religieuse qui me fut inculquée et qui m'a marqué très négativement (comme au fer rouge… ) ; et le fait d'entrevoir que ma rébellion qui perdure et une entrave à me « laisser-faire » vers l'impératif de nommer.

      Aussi je te remercie grandement pour tes questions que je reprendrai d'une manière ou d'une autre très certainement dans mes prochains billets.

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  2. Dieu pour moi n'est pas un concept... aucun besoin de savoir ses "caractéristiques"
    C'est une Présence au profond de mon coeur/mon âme
    Le plus souvent, quand je suis attentive je le ressens, je sais qu'il est là
    Et c'est bon...
    Mais parfois hélas la Présence s'estompe et c'est alors décourageant
    Ce que je fais alors?
    Je prends patience, car j'ai expérimenté que cette absence douloureuse n'a rien à voir avec une quelconque réalité
    Peut-être est-ce cela la Foi?

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    1. Probablement que les personnes capables d'une permanence de présence au plus profond d'eux-mêmes ne sont pas légions…
      il y a tant d'attirances à aller ailleurs…
      Mais c'est nous qui sommes ailleurs. Pas l'Autre…
      Ce serait comme l'enfant qui pense qu'un objet n'existe pas parce sa mère vient de le dérober à sa vue en le mettant sous la table.
      Je reviens au meilleur de moi quand la frustration de ne pas y être commence à devenir pénible.

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  3. Je ne vais sans doute pas t'étonner, je suis plus proche de Camus que de Dieu... Jésus pour moi n'est qu'un prétexte à justifier la souffrance des humains. Je me sens plus Sisyphe "qui nie les dieux et soulève les rochers."

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    1. Oui ! C'est très camusien ta réflexion à propos de Jésus.
      Personnellement je trouve que dans son genre Camus est aussi révolté que Jésus face à la souffrance qu'il voyait autour de lui, aux absurdités de la religion de son temps, au cœur sec des hommes, aux violences faites aux femmes et au mépris des pauvres…
      tu vois nous avons une conception diamétralement opposée, semble-t-il…
      Cela dit je ne sais pas à quand remonte la dernière fois que tu as lu l'Évangile.
      Peut-être connais-tu surtout les conneries des commentaires des curés ?…
      il se fait que personnellement, je vomis cette engeance religieuse ( Jésus aussi d'ailleurs vomissait les religieux de son temps…)

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    2. Evidemment la révolte, qui est la seule réponse au caractère absurde de la vie.

      Je devais avoir douze ans, l'âge où j'ai tranquillement refusé la première communion, par absence de foi réelle. J'avais impressionné la sœur qui nous faisait le catéchisme ;-)

      C'est vrai, la résignation au malheur, ce côté "autre joue" me rebute profondément.

      Pour ce qui est des religieux, je suppose qu'il en est comme des autres. Il doit bien y en avoir de profondément bons...

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    3. Évidemment j'ignore dans quel bourbier religieux on a voulu t'embarquer à 12 ans. Mais tu as parfaitement bien fait de renoncer à ce qui m'apparaît comme un bon paquet de conneries.
      Cette très saine réaction ne m'étonne d'ailleurs pas de toi.

      Evidemment si on t'a inculqué que « tendre l'autre joue » signifiait se faire taper sur la gueule par les autres, jusqu'à s'offrir un max, c'était bien là un sommet monstrueux de la connerie en branche.

      Je vais pas développer ici ce que signifie le sens profondément humain et libérateur de cette expression évangélique, mais je le ferai sans doute dans un prochain billet… car que soit encore véhiculé de telles inepties me révolte au plus profond et me retourne l'âme. D'autant que ce sens profondément humain est absolument à l'inverse total de la résignation au malheur.

      C'est d'ailleurs à l'encontre total de mes convictions les plus profondes. Si Jésus était un oiseau de malheur… il y a lurette que je l'aurais passé par-dessus bord… en espérant qu'il se noie rapidement…

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  4. Presque chaque soir, une fois couchée dans mon lit avant de m'endormir ou sans doute pour pouvoir mieux m'endormir, je m'adresse tous bas au "Seigneur Jésus" et je fais en quelque sorte un bilan de la journée, le bon et le moins bon, ce que j'ai raté, ce que j'ai réussi. C'est comme un rendez vous. Souvent aussi il m'arrive de dire "Merci" quand un grand bonheur, une grande joie m'envahit.Mais ce merci n'est pas vraiment adressé à quelqu'un de précis; c'est à plus haut, à plus grand,à plus vivant que moi.
    Chez moi il n'y a pas de crucifix au mur, je n'aime pas du tout cette représentation de Jésus en plein supplice. Par contre j'ai une superbe reproduction du visage du Christ (dans la Piéta de Michelangelo).Je l'ai encadré.Ce cadre est dans mon bureau.C'est très beau.
    Je crois en un seul Créateur mais je crois surtout en Jésus. J'aurais bien aimé être Marie Madeleine celle qui l'aimait et l'a vu en chair et en os.

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    1. Merci pour ce que tu confies.
      dire merci et un mouvement apaisant, je crois.
      L'œuvre que tu indiques m'évoque l'abandon confiant, autant dans les visages que dans les positions de Jésus et de sa mère.
      Cette œuvre est pour moi source d'enseignement et de contemplation.

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  5. Livre dont on parle dans mon journal aujourd'hui( La Libre) "Jésus, l'encyclopédie" de Joseph Doré( sous la direction de)Christine Pedotti (coordination)Albin Michel 845 pp.
    Cela m'intéresse je vais l'acheter.

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  6. Je ne suis ni croyante, ni pratiquante, et je n'ai jamais eu affaire avec l'église et la religion, mais me sens profondément christique. Je pense que ce que l’on nomme Dieu est source d’ouverture de notre cœur. Et il ne faut pas attendre de Dieu qu’il règle nos problèmes d’un coup de baguette magique. C’est comme si c’était un appel du cœur aux uns et aux autres et souvent l’homme se borne à ses idées fixes et étriquées, et n’écoute pas cet appel, cette prière qui n’est autre que celle de l’homme, de l’humain. Les mains de Dieu ne sont autres que les nôtres pour donner du pain à celui qui a faim, de l’eau à celui qui a soif, un toit à celui qui est dans la rue, un foyer à celui qui a froid, de l’amour à celui qui est perdu…

    Quant au Christ, lui je pense qu'il fut homme premier à se soulever contre la barbarie, la misère, l'injustice, la tyrannie... premier homme révolté ... premier homme à nous dire : "Dieu est source d’ouverture de notre cœur". Du Christ j'en aime sa représentation sur la croix, entre les bras de sa mère ou en marche sur la terre... j'aime son message... petite fille j'en étais follement amoureuse, premier amour, il me semble qu'aujourd'hui il en reste quelque chose.

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    1. Je vous remercie pour ce commentaire–témoignage, et je me réjouis de vous accueillir ici.

      Peut-être que Dieu est la manifestation de ce que nous appelons république laïque : la fraternité.
      Je partage votre deuxième paragraphe. Sans doute faut-il être entré dans l'âme spirituelle (ce qui n'a rien à voir avec les religions) pour comprendre le sens profond de la représentation sur la croix.
      Petit garçon j'eus moi aussi une relation forte avec lui. Et cela continu aujourd'hui plus que jamais.

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  7. J'ai lu ton texte empreint de profondeur Alain ainsi que les riches commentaires. Trop de points que j'aimerais commenter tous en même temps... alors je vais attendre un peu. kéa

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    1. Merci, Kéa, pour ton message.
      Je ne te voyais plus venir sur mes blogs ces derniers temps. Bien évidemment cela n'est nullement un reproche… simplement je me demandais si tu allais bien…
      j'aborde des questions qui sont forcément complexes pour chacun… d'autant qu'il n'existe pas une réponse absolue quelque part… tout du moins je ne le crois pas…

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  8. Puisque l'océan est dans la goutte, ainsi que nous le disions il y a qq temps, conséquemment, les réponses, chacun peut les trouver par lui ou elle-même... sauf que les amener à la surface et pouvoir les exprimer, à soi-même en premier lieu, demande beaucoup d'écoute.
    Oui, j'ai été assez éloignée du net dernièrement même si l'envie de visiter les blogs qui m'intéressent ne me quittait pas, sauf que ma sœur et moi nous sommes investies dans des travaux au bénéfice d'une fondation qui vient en aide aux enfants affamés, et cela absorbait la majeure partie de notre attention.
    Je suis toujours aussi intéressée à lire ce que tu as à dire puisque tu as la capacité d'écouter et de ramener à la surface tant de magnifiques joyaux issus des profondeur de cet Océan dont je parle. kéa

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    1. Alors, je dois te dire que les raisons de ton éloignement me réjouissent beaucoup !
      Il n'y a jamais trop de gens qui font du bien autour d'eux… savoir qu'à plein d'endroits les gens s'engagent dans des actions diversifiées au service des plus démunis permet de croire un peu plus encore à l'humanité qui se construit sans cesse.
      Bravo et merci à toi et à ta sœur pour cet engagement.

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    2. Je sais que tu es bien engagé toi-même sur ce chemin Alain... et oui moi aussi j'applaudis à chaque geste (grand ou petit) qui fera en sorte que notre monde basé principalement sur "la loi du plus fort" devienne de plus en pluls basé sur "la Loi de l'Amour". L'être humain est un serviteur (dans le vrai sens du mot) et heureux celui qui en prend conscience. kéa

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