Tentative éphémère et provisoire, à partir de ma seule petite expérience de vie,

de relater « la question de l'Homme » sous l'angle de « la spiritualité »,

telle qu'elle n'a cessé de voyager en moi de l'aube jusqu'au couchant

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" Les gens sont comme des vitraux. Ils brillent tant qu'il fait soleil, mais, quand vient l'obscurité, leur beauté n'apparaît que s'ils sont illuminés de l'intérieur." — Elisabeth Kubler-Ross

"« De même qu'il y a un objet matériel derrière chaque sensation, de même y a-t-il une réalité métaphysique derrière tout ce que l'expérience humaine nous propose comme réel. » - Max Planck.

« Une force qui est, qui ne peut pas être seulement de nous, mais qui ne peut pas être sans nous. Cela c’est de Dieu. - Mais je ne sais absolument rien de Dieu je sais seulement qu’il y a quelque chose en moi qui monte. C’est une trace, un chemin, un parcours toujours nouveau. » - Marcel Légaut

samedi 11 mai 2013

49 — la question de confiance (fin)



Croire en la parole donnée, c'est l'acte de confiance par excellence. L'acte qui fait proche et intime de l'Autre, et en tout cas qui génère un rapprochement. « L'acte de foi » pour reprendre une terminologie catholique, c'est un acte de confiance et un acte d'amour, tel un acte conjugal. Un pacte de confiance et d'alliance.
Tel est le chemin du Voyageur. Cela me donne une sensation de bonheur et d'accomplissement que je n'avais pas ressentie depuis longtemps. Le sentiment d'être enfin complet. J'ai tourné en rond pendant des années, non pas d'errance, mais de recherche sans déboucher vraiment. Ce sentiment d'être complet c'est une adhésion intérieure à ce qui se préparait si lentement, mais avec une certaine constance de recherche « honnête » en même temps que tronquée par de multiples résistances.
— Celle de la révolte en premier
— celle du doute aussi
— celle des représentations de moi-même et en particulier de ma relation au « divin ».

Il faut ressentir ses faiblesses pour poser l'acte de foi. Ressentir le manque fondamental
non pas que Dieu vienne combler comme par colmatage, mais il vient transcender le manque par l'union intérieure. Il n'est pas la béquille, mais la source de la Force de vie associée.
Alors, il devrait y avoir moins de déperdition… Moins de « fuites ». À la fois comme la fuite d'eau de la canalisation et à la fois comme s'enfuir, s'échapper en quelque sorte. Trahir et se trahir.

8 commentaires:

  1. Bonjour,

    ne manquent-t-il pas quelques mots à l'antépénultième ligne ?

    Lectrice Silencieuse

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    1. le Voyageur11 mai, 2013

      Merci beaucoup "lectrice silencieuse" . il y avait surtout une erreur de transcription...
      (les textes du voyageur sont parfois manuscrits à l'origine...)
      J'ai corrigé.

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  2. "Il n'est pas la béquille, mais la source de la Force de vie associée."

    Rien à ajouter !... (pour le moment) kéa

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  3. Charlotte12 mai, 2013

    Je retiens "acte de foi ... tel un acte conjugual
    "ressentir le manque fondamental" Dieu vient transcender le manque. Dieu n'est pas une béquille mais source de la force de vie associée.
    Vie associée , cette formulation me parle beaucoup.Mais ce ne sont encore que des mots. Je ne le vis pas ...je ne suis pas aussi loin que toi
    Ce que tu écris me parle surtout en ce qui concerne le couple (homme : femme) Ainsi je dirais et penserais que mon conjoint n'est pas une béquille, n'a pas à être une béquille pour moi mais plutôt un associé dans un projet commun de vie et d'amour.
    Merci pour ce témoignage d'homme de foi. C'est très impressionnant.

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    1. Le Voyageur13 mai, 2013

      Je pense que quand « quelque chose nous parle », c'est que on en vit déjà un peu.
      L'aventure spirituelle, lorsqu'elle amène à une certaine « rencontre » débouche alors, à l'image d'un couple, ou d'une relation qui engage, sur ce que tu nommes très justement : un projet commun de vie et d'amour.
      Cela peut se faire parce que : on est plus fort ensemble que seul(e)…

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  4. J'écope : j’empêche le bateau de couler, en même temps, j'écope d'une peine proportionnelle à tout ce que je fuis.

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    1. le Voyageur17 mai, 2013

      Sans doute qu'alors on n'ose pas crier au secours, envoyer un SOS, chercher et trouver celui qui aide à réparer.
      Lorsque ton bateau est fait pour la haute mer quand tu auras colmaté les brèches. Cela j'en suis certain.

      ( je ne peux m'empêcher d'ajouter que la phrase est belle en tant que telle. Signe de ton talent)

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