Tentative éphémère et provisoire, à partir de ma seule petite expérience de vie,

de relater « la question de l'Homme » sous l'angle de « la spiritualité »,

telle qu'elle n'a cessé de voyager en moi de l'aube jusqu'au couchant

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" Les gens sont comme des vitraux. Ils brillent tant qu'il fait soleil, mais, quand vient l'obscurité, leur beauté n'apparaît que s'ils sont illuminés de l'intérieur." — Elisabeth Kubler-Ross

"« De même qu'il y a un objet matériel derrière chaque sensation, de même y a-t-il une réalité métaphysique derrière tout ce que l'expérience humaine nous propose comme réel. » - Max Planck


mercredi 25 mai 2016

94 - La Providence (suite)

(suite du billet précédent ...)


Et moi ?
Confiance en qui ?

La Providence n'est pas dans mon vocabulaire. Mais il y a en moi un guide intérieur à qui je fais confiance, et en qui j'ai confiance. Dans mon enfance, j'ai le souvenir d'une religieuse qui venait à la maison faire le catéchisme. Dans mon souvenir, elle n'a guère de visage, ni d’âge, juste une présence aimante. Elle compte parmi les femmes dont je me suis senti aimé. Elle me parla un jour de mon ange gardien. Je redoutais ce truc, dont on m'avait dit qu'il voyait toutes mes bêtises et s'arrangeait pour me punir. Il fallait le craindre et être sage, discipliné et bien travailler à l’école pour éviter sa colère.
Mais là, non. Elle m'expliqua qu'il était là pour m'aider à vivre sur le bon chemin, comme un ami, pour que je devienne un grand garçon. (Évidemment, je ne me souviens plus de ses mots exacts, je donne l’idée générale qui me resta marquée).
Disons que, en gros, l'ange gardien me voulait du bien et je pouvais l’écouter dans mon cœur. C'est peut-être la première personne qui ne me brandit pas la morale à laquelle il faut obéir, Cette femme me mit sur le chemin de l'éveil de ma conscience profonde.

Aujourd'hui, je parle de la confiance en moi. Cette expression est un raccourci. En la développant, c’est :
— la confiance que je me fais
— la confiance que je fais à quelque chose en moi, mais quoi ?
— La confiance que je fais à quelqu'un qui a sa demeure en moi. Quelqu'un qui m'habite en même temps qu'il fait partie de moi-même. Quelqu’un de bienfaisant surtout.
Tout cela s'accomplit sur un chemin d'éveil, et je ne suis pas la source de mon propre éveil, mais je suis le dépositaire de ma conscience.

Si je parlais un peu plus savant, j'évoquerai le dialogue intrapsychique, c'est-à-dire le « je me parle à moi-même ». Mais est-ce bien cela ? à qui je parle ? À un autre ? Ou bien est-ce que je me contente de me parler à moi-même ?
Si je m'écoute parler, c'est que je tourne en boucle un dialogue cérébral qui n'est jamais qu'un monologue fabriqué, bouclé sur lui-même et dont l'aboutissement est, dans le meilleur des cas, la créativité littéraire (par exemple…), et, dans le pire des cas, l'hôpital psychiatrique réceptacle des délires en tous genres, qu'ils soient pathologiques ou plus ou moins light.
Et entre les deux se trouve le mystique… reste encore à voir qu’entre le mystique et le mystificateur la frontière est quelque peu poreuse…


A qui je parle ?

Tout autre chose et le dialogue sans paroles fondé sur la confiance intérieure. Ce dialogue n'est pas un produit de ma tête, mais une émanation de la terre intérieure, autrement dit un ressenti brut et sans paroles immédiatement audibles. On entre dans une connaissance par insight.
La moins mauvaise comparaison que j'ai trouvée pour l'exprimer est l'image du flash dans l'obscurité. Dans une pièce inconnue et dans le noir d'une maison où on n’est jamais allé, il y a un court éclair de flash. On a tout vu de la pièce, et en même temps on n'a rien vu… et cependant tout est venu s'inscrire en nous définitivement. C'est alors que le long décryptage commence pour retrouver en soi le « révélé » par l'éclair de flash pour nous seul. (J'ai conscience que cette image est très limitée au regard de ce que j'aimerais savoir exprimer).
Dans cette sorte de métaphore, ce n'est pas moi mais quelqu'un d'autre qui a donné le coup de flash. Moi j’aurais plutôt choisi d'allumer le plafonnier pour tout voir tout de suite… mais, hélas… tout oublier le lendemain et comme on dit : « passer à autre chose »… sauf qu'il y a demeurer là, dans la pièce obscure qu’est notre intériorité, pour recevoir « l'autre lumière » c'est-à-dire apprendre à voir avec les autres yeux, ceux du dedans, et cela demande sans doute des années.
(Il n’est pas de cheminement qui ne passe par une nuit…)

Un dialogue du Silence.

Poursuivant cette métaphore, il s'agit moins de chercher à retrouver par la pensée une capacité à décrire ce que l'on a vu, mais plutôt à occuper cette pièce de notre maison intérieure, là où est notre habitation personnelle, souvent dans un clair-obscur, qui, loin de faire peur, attire…. (les peurs c’est pour les films de zombies !! Faut juste les avoir chassés !….), puis on ouvrira portes et fenêtres pour que la vie circule de l'intérieur vers l'extérieur et inversement.

Je quitte la métaphore pour évoquer ce dialogue du silence qui s'installe en soi et prend la forme de présence d'un autre que soi, que j'appelle parfois « Le Mystère », mais le mot à sa limite, car il s'agit pour moi d'un « Être » qui a sa réalité propre. Donc qui est autre chose qu'un concept inventé.
(à ce propos, si on a peur de cet être de ce mystère, c'est qu'on est dans l'invention, le fantasme, la projection de ses peurs, le fonctionnement imaginaire, etc. - bref, comme on dit : on se fait des films !…) 

C’est dans cet être et son mystère que j'ai placé ma confiance. elle n'est pas encore à 100 %. mais elle ne pourrait plus redescendre à un pourcentage insuffisant. il y a en effet un surgissement d'existence qui ne veut plus retourner à je ne sais trop quel néant. La confiance en moi et en cette relation qui ne saurait trahir, tient d'une permanence au fond de moi-même. C’est juste moi qui parfois prends une distance inutile. Cette distance n'est pas nécessairement le doute, c'est une forme de négligence, un relâchement, une distraction. Revenir à ce lieu de confiance relationnelle ne demande pas un effort considérable, encore moins démesuré, mais juste un peu de recul intérieur, pour en quelque sorte redescendre dans les profondeurs de cette Être–Relation.

(Quand j'écris ce genre de paragraphe ci-dessus, je me dis souvent que l'on ne doit guère comprendre ce que je raconte… c'est un peu comme l'un de mes gendres, mathématicien de haut niveau,  où généralement je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il veut m'expliquer de certaines théories, avec le désir du bon vulgarisateur.  Je crois que je comprends 5 % et pas plus… ! Alors que cela m'intéresse vraiment l'univers qui est le sien. Mais bon, on n’est pas obligé de me lire…)


Une réhabilitation de ma chère maman.

À propos d'elle, j’écrivais dans le billet précédent :
«Ayant relu toutes ses correspondances, je réalise que c'était une émanation de son être profond et que c'est en allant moi-même vers ce chemin des profondeurs que je débouche sur la porte de la réconciliation avec elle, par l’être spirituel qui l’habitait, y compris dans des manifestations maladroites. »

En écrivant sur ce thème de la providence, retrouvé dans les correspondances de ma mère, j'ai eu cette intuition que cela avait une petite importance. Il en va souvent ainsi pour les billets de ce blog, dont je rappelle qu'il est surtout destiné à mon propre cheminement personnel, relaté dans cet endroit ouvert à la lecture. (Voir le billet N° 1 qui présente l'objectif de ce blog).
C'était sans doute plus important que ce que j'entrevoyais.

En effet ma petite méditation commence à générer un effet important dans ce que je viens d'appeler la réhabilitation de ma mère en moi. C'était la dernière zone obscure de mon histoire affective d'enfance qui était restée, si je puis dire « en plan ». Je souffrais intérieurement que toutes mes tentatives pour progresser se soldaient par un échec ces dernières années. Comme s'il me fallait simplement accepter que cela ne se ferait pas. Mais c'était une acceptation lourde, alors que la véritable acceptation transcende vers un plus. À présent j'ai trouvé la porte de sortie, ou plutôt la porte d'entrée, … enfin une porte à double battant !
En effet, je lui dois d'avoir reçu cette confiance assez viscérale. Mais je n'avais pas la conscience de ce dépôt en moi. Ou plutôt je n'avais pas la conscience qu'elle y était « pour quelque chose ». Or ce constat est à mes yeux majeur de sa fonction maternelle qui me semblait avoir tellement été défaillante… et il y eut évidemment les défaillances non négligeables. Mais je ne voyais guère grand chose de positif. Désormais je vois les très bons aspects.
Reste à me laisser imprégner d’elle, comme je me suis laissé imprégner du chemin intérieur que mon père m'a permis d'effectuer, tant de son vivant que depuis 26 ans qu'il est décédé.

Pour faire simple, j’ai maintenant la porte ouverte sur l’amour de ma mère. Mon amour envers elle, car son amour pour moi existait, je le percevais à travers ses maladresses, mais moi, je détestais ma mère…. et je ne voudrais pas trop mourir avant d’avoir renoué cette relation, simplement pour ma paix et mon bonheur…. 


Il est assez probable que cette nouveauté transparaisse dans l'un ou l'autre des billets qui pourraient venir dans la suite de ce blog.

8 commentaires:

  1. J'ai mis du temps avant de me décider à écrire ce qui remue en moi, suite à cette lecture...
    Il faut accepter de lire par "l'intérieur" de soi pour espérer comprendre un peu du profond de ce billet
    Ton guide intérieur, dis-tu est "qqun qui m'habite". C'est fort comme expression...Qui donc m'habite sinon ce qui, en moi, reçu d'ailleurs me guide de l'intérieur?
    J'ai pensé à l'Esprit, le souffle de Vie...promis à chacun paar Jésus...
    Tu parles de flash reçu, je n'ai jamais eu/reçu de flash, mais plutôt une imprégnation lente, de plus en plus profonde de ce Souffle de vie: Inspiration, expiration, Souffle qui donne la vie en continu, et ce souffle je le reçois seconde après seconde
    Alors oui je comprends bien quand tu parles de négligence, relâchement, distraction, qui provoque une distanciation de ce Souffle qui pourtant me fait vivre
    Quand je m'en rends compte, alors je peux sciemment me remettre dans le sillage de l'Esprit reçu d'ailleurs et bienfaisant... et alors on se sent bien, on se sent revivre
    (Ces derniers temps j'ai été rattrapée par un épisode dépressif. Outre le médicament qu'il me fallait prendre, j'ai opéré un retour à ma source profonde, qui fait partie de moi, mais que je reçois de l'Esprit/Souffle.

    Ce que tu dis de ta mère, sachant la relation si difficile que tu as eue avec elle, les nombreuses lettres que tu as reçues enfant, même si elles ne te satisfaisaient pas, toi qui aurait tant voulu qu'elle t'écrive qu'elle t'aimait, ont au moins le mérite d'exister. Leur contenu qui te ramenait sans cesse à la Providence a fini par t'imprégner. Tu sais que tu as encore un cheminement important à faire par rapport à elle, pour une réconciliation profonde... et tu vas cheminer sur cette route
    Quant à moi je n'ai AUCUNE lettre de ma mère, je n'ai même aucune trace de son écriture: pas l'ombre d'un petit mot, une relation qui n'en était pas une...et pourtant je sais que moi aussi j'ai un chemin à faire pour retrouver un début de paix face à mes parents
    Cela se fera sans doute autrement que pour toi, j'ai confiance. La colère/détresse a fait place à une certaine paix: je pense à l'un comme à l'autre dans une certaine paix, comme si les nœuds se dissolvaient. C'est un début de libération qui me remue quand j'en prends conscience
    Merci Alain pour ce billet, difficile, mais porteur de Vie

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    1. Merci beaucoup pour ce commentaire, ou tu fais part des retentissement de ce billet en toi. En ce sens, je ne peux que l'accueillir, et je ne ressens pas devoir faire autre chose que te remercier de ce que tu dis de toi. Je crois que chacun dispose de cette grande liberté d'ouvrir la porte intérieure ou de la refermer, pour laisser entrer le souffle qui anime, ou l'empêcher… il y a des personnes qui étouffent, faute de ce souffle, d'autres qui respirent à pleins poumons et gagnent en vitalité personnelle, mais ce qui me plaît, c'est que nous avons ce choix.
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      Je voudrais juste apporter une précision au regard de ce que j'ai dit. Je ne parle pas d'un "flash reçu », je n'ai reçu aucune illumination ! C'est juste une métaphore qui voulait faire comprendre, mais j'ai du tomber à côté de la plaque…
      Je tentais d'illustrer maladroitement ce que je peux appeler le surgissement de ma terre intérieure ( j'en ai parlé à plusieurs reprises de cet épisode), qui fait que l'on reçoit « tout », mais que tout reste à faire du déchiffrage pour découvrir son contenu et l'engagement qui s'ensuit.
      (cela dit, il y a manifestement une part d'indicible… en tout cas je n'ai pas encore réussi à dire "juste". est-ce bien nécessaire d'ailleurs ! ?)

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  2. Charlotte29 mai, 2016

    Ton texte me parle beaucoup. L'accès à ma vie intérieure est devenu possible grâce à ma psychanalyse. C'est comme si grâce à ce travail difficile et souvent douloureux je devenais en quelque sorte mon sujet, l'acteur de cette vie et non plus la pauvre victime d' autres eux responsables.C'est comme si par l'analyse j'ai pu devenir un peu plus en quelque sorte le maître dans ma maison ! les actes manqués, les rêves ou bêtement les lapsus m'ont révélé que ce n'était pas tout à fait vrai. Mon inconscient en avait des choses à m'apprendre en me jouant parfois de drôles de tours .Certains de mes actes posés subitement en disaient long sur ce qui se passait en moi comme à mon insu!
    L'écoute ,la patience, la présence de mon analyste et son non jugement m'ont amené à une sorte de libération de ma prison intérieure où le bon air ne circulait pas bien.Lacan disait que les analystes devaient être comme des saints... comme si leur mission s'apparentait à quelque chose proche du sacré: aider à sortir les analysants de l'obscurité pour qu'ils se dirigent eux mêmes vers la lumière, vers leur vérité.
    Parfois je me racontais que mon analyste était comme un dieu! Ce genre de réflexion le laissait de marbre et lui de me demander la différence entre la religion et la psychanalyse. Y avait pas photo !: la religion croit détenir"La Vérité" et les curés prêchent pour leur paroisse tandis que l'analyste ne parle pas et amène l'analysant à sa vérité. J'ai été gratifiée d'un Bien bien qui me faisait du bien! J'avançais.
    Pour terminer je dirais que la psychanalyse m'a réconciliée avec moi et par ricochet avec les autres.Je me sens mieux et meilleure aussi. Tout va beaucoup mieux !Souvent je me dis que je devrais écrire un livre qui relaterait cette expérience passionnante... J'ai déjà accumulé une trentaine de pages à ce sujet mais je ne dois pas être assez dans "le manque" sans doute parce que je n'éprouve pas le besoin d'y travailler beaucoup et parfois aussi je me dis que je n'aimerais pas que ce livre soit lu par les gens que je connais. Alors...?

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    1. Merci beaucoup pour ce juste témoignage. Je coïncide beaucoup avec ce que tu exprimes. En particulier sur le chemin de vérité : l'analyste ne parle pas et amène l'analysant à sa vérité.
      Jésus déclare : « la vérité vous rendra libre », mais je suis profondément persuadé qu'on n'y accède pas tout seul, uniquement par soi-même. il faut un tiers qui ait cette capacité à nous mettre sur le chemin et nous y accompagner. Que ce soit la psychanalyse ou d'une autre manière. Les religions veulent convertir à leur vérité considérée comme unique et universelle. Ainsi forme-t-on des croyances venues d'ailleurs, et non pas une libération par l'intérieur, mais au contraire de nouvelles formes d'asservissement. C'est pour ça que Jésus détestait les religions…

      Pour ce qui est de rendre compte d'un cheminement, je crois que la première étape consiste à le mettre noir sur blanc pour soi-même. D'ailleurs il semble que tu aies commencé. Je comprends les réticences à communiquer cela à des proches. C'est en effet à risques. À chacun de voir si le risque en vaut la chandelle… Ensuite, les réactions des autres, ça se gère ou ça s'ignore…
      mais pour moi les deux démarches sont parallèles mais pas exactement les mêmes. Tout ce que je peux écrire pour moi-même n'est pas communiqué aux autres.

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  3. J'avais parlé déjà de ce cheminement et de l'éclatante lumière qui m'avait été donnée de reconnaître et d'accepter ma vérité suite au décès de mon frère. Contrairement à toi, ce n'était pas la recherche de l'amour qui m'avait menée chez ce psy, mais bien au contraire ce trop plein d'amour pour mon frère et cette impression de n'être plus qu'une coquille vide à sa mort.
    Un "abime" d'amour soudain était apparu et en empruntant ce "chemin de vérité" dont tu parles, cette "vérité m'a rendu libre". Libre d'aimer l'amour sous toutes ses formes.
    J'ai compris et accepté "ma vérité" qui en est devenu encore bien plus belle depuis que j'ai pu parcourir librement les chemins, parfois un peu incompréhensibles, mais qui sont bien les miens et qui me remplissent d'amour.
    Je me comprends mieux et aujourd'hui j'accepte l'incompréhension des autres parfois, car je me sens libre.
    Difficile de me faire comprendre peut-être… mais je me sens bien sur la route qui chemine en moi !

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    1. Il me semble que la vérité avec soi-même (et les autres également, mais c'est parfois plus complexe), conduit à une véritable libération intérieure, et en particulier celle d'aimer, comme tu le dis.
      Il me semble que nous sommes forcément l'objet d'une incompréhension pour certains autres. Probablement parce que nous empruntons des chemins qu'ils ne prendraient pas eux-mêmes pour leur propre bonheur. Mais l'essentiel est que nous comprenions nos propres chemins, pourquoi nous les avons empruntés, et c'est parfois a posteriori qu'on en comprend le mieux la nécessité pour nous avoir conduit là où nous sommes.
      Et puis, ta dernière phrase est probablement la plus importante…
      Je crois que je pourrais la signer… !

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  4. J'ai beaucoup aimé ce billet, et m'y suis reconnue. Je croyais à mon ange gardien (ma mère riait car petite je me poussais un peu de côté pour lui laisser une place sur la chaise avec moi) puis je n'ai plus eu besoin d'y croire, je "le sais là". Et le voyage vers la mère, la reconnaissance de ce qu'elle a semé en nous, je le fais aussi, surtout depuis son décès. Je trouve qu'au décès de nos proches aimés, nous découvrons - si nous cherchons et désirons trouver - ce que leur présence nous cachait. Nous nous rapprochons d'eux et les faisons entrer en nous.

    Prendre de l'âge est un privilège magnifique, une complétude qui se fait peu à peu, c'est comme si lentement on arrivait exactement là où on devait...

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    1. Et bien moi, j'ai beaucoup aimé ton commentaire, beaucoup…
      je partage tout à fait ce privilège magnifique de l'âge que tu évoques. Ceux de notre lignée qui sont décédés, je fais aussi cette expérience de leur présence cachée qui peu à peu se dévoile au fil des années au fond de nous-mêmes.
      Encore faut-il, en effet, désirer ce chemin de retrouvailles… pour notre bonheur…
      le leur? Ça je ne sais pas… cela dépend des croyances que l'on a quant à une vie… après…

      merci d'être venu déposer ce commentaire, auquel je réponds un peu tardivement : durant cette période estivale, mes escapades sur le net se font plus rares…

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