Tentative éphémère et provisoire, à partir de ma seule petite expérience de vie,

de relater « la question de l'Homme » sous l'angle de « la spiritualité »,

telle qu'elle n'a cessé de voyager en moi de l'aube jusqu'au couchant

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" Les gens sont comme des vitraux. Ils brillent tant qu'il fait soleil, mais, quand vient l'obscurité, leur beauté n'apparaît que s'ils sont illuminés de l'intérieur." — Elisabeth Kubler-Ross

"« De même qu'il y a un objet matériel derrière chaque sensation, de même y a-t-il une réalité métaphysique derrière tout ce que l'expérience humaine nous propose comme réel. » - Max Planck


lundi 20 février 2012

11 - Dieu éprouve sa créature et l'abandonne.

Après l'intervention divine à laquelle mes parents croient, je change d'hôpital. Disons-le tout net, c'est une horreur. Je ne détaillerai pas. On ne me croirait guère. Face à l'épidémie de polios, nous sommes parqués les uns sur les autres dans des caves insalubres, soignés (je dirais plutôt maltraités)  par un personnel largement incompétent à tous égards. Les soins dont je bénéficie, sont une suite d'erreurs médicales. Celles que l'on appelle aujourd'hui des aides-soignantes, à l'époque, on les nommait « ma soeur ». Il s'agit en effet de bonnes soeurs, pardon de religieuses : les Soeurs de la Charité. (*) Elles portent magnifiquement bien leur nom. En fait de charité, l'une d'elles me gifla violemment parce que je crie ma douleur et que je dérange… Je n'ai pas oublié ce geste d'une religieuse de la très Sainte Église Catholique. Il est encore gravé sur ma joue. Pour l'éternité.  Mais s'il n'y avait que cela se serait simple épisode.  Je n'ose raconter le pire. Je ne l'ai jamais raconté. Je ne leur raconterai pas.
Mon père me sortira de force de cet hôpital. Le soi-disant médecin-chef de service le traitera de père indigne. Un comble !
Dans les mois qui suivirent, par décision des autorités, ce service fut fermé…

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(*) À moins qu'il ne s'agisse des 'augustiniennes' qui sévissaient aussi par là. Quant à l'hôpital, des documents attestent qu'il fonctionnait selon les règles hygiénistes du XIXe siècle, que son démantèlement a commencé dès 1958. Il est aussi établi et reconnu par l'Université Catholique de médecine, que plus tard : la situation est devenue intenable et les conditions de fonctionnement, c’est-à-dire en personnel, équipement, hôtellerie, sont inacceptables.
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Finalement, à l'époque, question problèmes et emmerdements : je suis un cumulard !
Et Dieu dans tout ça ? Et le petit Jésus dont je croyais qu'il était, si ce n'est un ami, au moins un soutien et un secours ?
Plus personne !
Je ne puis mieux faire me semble-t-il que reprendre ici une des lettres de mon livre qui évoque cette époque.

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Lettre à Dieu dans l'épreuve.
Pourquoi m'as-tu abandonné ? 
Je suis dans cet hôpital aussi catholique que détestable. Un frère des écoles chrétiennes me fait parvenir un crucifix « rapporté de Jérusalem ». Je le trouve très beau. Il y a des éclats clairs de  marqueterie dans le bois de la croix. Puisqu'il  vient de lieux saints, il est certainement efficace, et, si je prie très fort, forcément Jésus, ton Fils, va m’entendre et venir à mon secours.
Un infirmier vient me chercher pour cette horrible séance dans l’eau trop chaude et javellisée du bassin collectif. Il m’arrache le crucifix des doigts et dit : «  Laisse donc Jésus tranquille, il ne peut rien pour toi !  ». Je réalise alors que tu m'as abandonné. D'ailleurs je vois bien que tu ne fais rien, ne  me guéris pas. Tu ne soulages même pas mes souffrances.
L’abandon des hommes, passe encore ; les maladresses éducatives des uns et des autres, admettons ; la solitude de l’enfant puisque personne ne s’intéresse vraiment à lui, tolérons ; mais l’abandon par Toi, Dieu… Pourquoi ? Je n’ai rien fait de foncièrement mauvais qui mérite une telle épreuve. N’es-tu pas un être divin détenteur de tout pouvoir pour me soulager ? Et ce pouvoir merveilleux pourquoi ne l'exerces-tu pas en ma faveur ? 
Ai-je donc commis un irréparable, que j’ignore moi-même, pour que tu retiennes ainsi tes bienfaits ?  Ces petits péchés que j’avais pu commettre, ces mensonges que je fabriquais par peur d’être puni, est-ce que cela justifie ton silence, alors que je tente de réparer par une conduite nouvelle, des efforts, des prières répétées à l’infini, cochées sur un carnet, comptabilisées pour te plaire.
 Plus tard j’apprendrai par un prêtre que c’est normal. Je  suis un innocent enfant qui souffre pour expier les péchés des autres, pour le rachat du Monde. Une sorte de martyr à l’insu de mon plein gré… Merci Seigneur de tant de sollicitude. Si j’ai tout raté ici-bas, avec un tel CV je vais pouvoir faire carrière au Paradis et occuper un poste envié, genre Préfet de Division, comme à l’école. Un poste de direction chez le Grand Saint Pierre, celui qui bosse à deux pas des appartements privés de Jésus-Christ ! J’ironise uniquement pour ne pas pleurer, ou mourir sur place. C'est encore un peu tôt peut-être.
Mon Dieu, tu es bien lointain et bien silencieux. Peux-tu être encore « mon » Dieu, avec tout l’amour, l’affection sans faille qui peut exister dans ce mon, comme l’on dit à l’être aimé mon amour, ma joie, mon bonheur… 
Vois-tu, un jour, j'aimerais que l'on puisse reparler de tout cela...
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Ce qui m'a été dit par ce prêtre est conforme aux enseignements de la très Sainte Église Catholique. Il faut accepter les épreuves que Dieu nous envoie volontairement, histoire de voir si nous avons confiance en lui, malgré toutes ces saloperies qu'il faut supporter.

Dieu envoie des épreuves pour que nous mettions notre confiance en lui comme le seul qui puisse tout accomplir. 
(Phrase extraite d'un site Internet officiel chrétien).

Je veux bien que la condition humaine soit éprouvante. Mais que Dieu en rajoute une louche, histoire de voir jusqu'où on va résister, je trouve cela… Louche… Justement !

Autrement dit, soyons clairs, je réfute un tel Dieu qui prend plaisir à faire souffrir histoire de voir si on va lui dire, comme dans les rapports sadomasochistes : « arrête, chéri ! Maintenant je crois en toi, j'ai la foi, je crois que tu m'aimes ! » ou comme dans la chanson de Boris Vian : « fais-moi mal Johnny, fais-moi mal ! Envoie moi au ciel ! ».
 Je préfère m'exclure d'une telle "chrétienté".



Et cependant…..

Y a-t-il des messagers ?
Certains prêtres sont sans doute "admissibles" (à mes yeux).
Celui-là justement, celui des "confessions" de l'enfance, qui semblait différent, qui semblait "humain" et non pas exécutant froid des cultes et services, administrateur des prescriptions divines. 
Celui-là justement, celui de l'hôpital avec certes son matériel du culte, mais plus encore avec son coeur aimant.
Celui-là justement, celui enregistrant un message audio sur bande magnétique, (fallait-il qu'il soit "moderne"!), suivi de disques enregistrés pour mon premier anniversaire de handicapé, disant ces mot que je n'ai pas oubliés : "Ces quelques disques te diront que c'est lui qui m'a envoyé vers toi"
Celui-là justement, celui de ma recherche de jeune adolescent, qui me fera comprendre que Dieu n'était peut-être pas ce que j'imaginais, que toutes les questions étaient légitimes, qu'un prêtre n'avait pas réponses à tout, (ah bon ?), que ce qui convenait c'était de trouver MES réponses et d'ECOUTER en soi…. et prier aussi… mais ça, c'était moins évident...
Celui-là justement, celui d'une certaine synthèse entre la foi viscérale de ma mère mais tellement teintée de magie et de bondieuserie, et la croyance raisonnée où l'on fait appel à l'intelligence, non pas pour démontrer mais pour entrer dans le Mystère.
Celui-là justement, celui qui terminait chaque rencontre par cette exclamation joyeuse et confiante : " Et Vive Dieu ! ", donnant tellement envie d''y croire vraiment à cet élan vital, comme une musique qui vous emporte où vous ne seriez pas allé, lorsque jaillit un solo de flute qui, dans l'instantané, "vous élève l'âme" comme disait mon père. Alors tout à coup vous voici "exhaussé" par ce Dieu que vous appeliez en vain, pensiez-vous,  et qui se tient où vous ne l'attendiez pas.

Et cependant (bis)….

. Si je reviens sur ce concept d'épreuves envoyées par Dieu…
. Si je mets cela en parallèle avec ce que j'ai écrit précédemment :
« mon sauveur fût le virus de la polio… »
. Si je m'en tiens à la doctrine chrétienne, selon laquelle Jésus, fils de Dieu, Dieu lui-même, est un libérateur…

Alors, je continue à avoir de quoi m'interroger…

12 commentaires:

  1. La question est de savoir si c'est Dieu qui en rajoute une louche. On sait très bien se débrouiller tout seul.

    Jésus libérateur, oui, mais de quoi?

    mais ce Dieu qui vous éprouve et au quel on devrait dire merci, je n'en veux pas.

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  2. Il y a quelque chose de profondément tordu dans la manière de faire le lien entre les épreuves et Dieu.
    Que les épreuves nous permette de trouver des ressources insoupçonnées qui parfois nous dépassent, pour peu qu'on les vivent, je le crois profondément. Mais que ce soit un signe d'élection, il me semble que c'est tellement manipulatoire...Faire ça à un gamin de 12/13 ans, c'est tout simplement horrible.
    De tout cœur avec ce garçon blessé.
    Lise

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  3. Étrange comment, ce matin, la façon dont le prêtre a modulé "Toi, notre Dieu" a heurté quelque chose en moi, quelque chose qui a à voir avec le peuple élu. Qu'advient-il des autres ?

    Et puis l'adjectif possessif a posé la question d'un dieu fait à l'image de ce prêtre-là.

    OK, je connais les réponses institutionnelles (celles de la Parole). N'empêche : la coïncidence temporelle de l'utilisation (abusive) de l'adjectif possessif est-elle fortuite ou un clin d’œil (divin)?

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  4. Comme toi Alain, à 12/13 ans, je ne remettais pas en question le discours ecclésiastique. Il y a 40 ans de cela! Ça ne se faisait pas:) j'ai attendu 10 ans de plus pour m'engoufrer dans certaines brêches...

    Pour moi , l'existence de Dieu ( on l'appelle comme on veut) est une conviction profonde, mais pas le Dieu qui punit , qui sépare, qui exclut, qui culpabilise, qui fait souffrir ... Ce Dieu là est pour moi une invention "humaine" au service du pouvoir. L'histoire de l'Eglise est à ce sujet assez édifiante. Pour autant , cela n'exclut nullement l'honneteté de certains religieux. Comme ceux que tu as heureusement pu croiser aussi!

    Il me semble que la religion est avant tout un lien avec le divin. Et ce lien est d'abord une expérience intime profonde. Celle que tu as ressentie enfant. Celle qui as été bafouée, étouffée, avant de pouvoir éclore.
    Les rites devraient être lieu de partage de cette relation , plutôt que conditionnement intellectuel et lavage de cerveau.

    Pour vivre cette expérience , il faut déjà déjà avoir pris ne certaine distance vis à vis de son entourage, de la culture imposée. Il me semble que c'est le travail de toute une vie, jamais vraiment fini :))

    Mais j'ai assez parlé !! C'est presque aussi long qu'un sermon :)
    Bon mardi!
    Clémentine

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  5. Giboulée,
    C'est clair, je n'en veux pas non plus !
    Cependant, à 12/13 ans, quand on n'est pas encore vraiment entré dans la conscience bien des choses… On croit ce que nous dit l'autorité ecclésiastique… N'est-elle pas dépositaire de tout ce qui concerne la foi ?
    Ne doit-on pas obéir aveuglément ?
    Au risque de brûler en enfer…

    -------

    Lise,
    Il est évident que le discours institutionnel stéréotypé ( Et stupide) des ecclésiastiques à créé en moi une blessure profonde.
    Je ne suis pas certain que ce soit encore cicatrisée…

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  6. Nicole,
    Il est probable que les ecclésiastiques lorsqu'ils disent « notre Dieu », cela inclut tous les hommes de la planète, puisque, selon leur théorie, ce Dieu est unique dans l'univers, et il ne saurait être toléré qu'il y en ait un autre.

    C'est pour cela qu'il convient de « convertir » tous les pékins du monde, plus ou moins manu militari, selon les époques.
    Il me semble que c'est ce que les ecclésiastiques appellent « la pastorale »
    rien à voir ici avec ce cher Beethoven !

    Dommage… Parce que la musique adoucit les moeurs… Alors que la religion hégémonique du Dieu unique génère des guerres sur toute la planète depuis des milliers d'années, et à mon avis encore pour très longtemps…

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  7. Clémentine,
    tu peut encore parler de cette manière… :)
    Je te rejoins sur l'essentiel d'un cheminement spirituel et/ou mystique. Ce dernier n'est d'ailleurs pas réservé aux adeptes d'une religion.

    Reste à savoir, concernant Dieu, ce qu'il en est de l'invention humaine…
    Bien des gens déclarent parler au nom du « Vrai Dieu », Au nom du Dieu unique. Or, selon les uns ou les autres, le discours n'est pas le même…
    Je veux bien qu'il y ait des nuances. Mais quand c'est totalement opposé… il y a de quoi se poser des questions sur la « véracité » de la divinité unique…

    Déjà que le Dieu unique des chrétiens… Ils sont trois en un… Ça va pas nous arranger les choses !
    :-))

    ( C'est juste pour sourire un peu…)

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  8. :))

    Ma petite réflexion sur le sujet m'a amené à penser que la multiplication des dieux est une invention humaine.

    Selon les religions , on rencontre des divinités aux attributions variées . Parfois bienveillantes , parfois vengeresses...
    Parfois ces figures déifiées sont "au service" d'un petit nombre... En d'autres lieux, ces dieux relient les Hommes au divin puisqu'ils vénèrent ainsi la création.

    Quant à la Trinité de Dieu chez les catholiques, même réserve.

    Comme il n'y a pas de hasard je crois, alors que je te lis sur ce sujet depuis plusieurs jours, j'ai eu la visite d'un vieil ami , pasteur protestant. Nous nous connaissons depuis longtemps et nos échanges sur la question sont toujours très intéressants.
    Pour lui , évidemment, l'existence de Jésus est un présupposé indispensable. La religion chretienne est ce que l'on appelle une religion révélée . Les chrétiens catholiques et protestants considèrent que la parole de Dieu a été révélée aux hommes par son fils Jésus. Nier l'existence de Jésus, comme fils de dieu, revient à nier la religion chrétienne ... La question est de taille :)

    Pour moi mettre en doute l'existence de Jésus,ne mets pas en doute l'existence de Dieu. . Entre nous le débat n'est jamais clôt , et cela fait 18ans :)))

    J'ai aussi une amie bouddhiste. Nous nous connaissons aussi depuis longtemps. Elle m'a dit un jour qu'elle avait toujours pensé que j'étais bouddhiste :)) Je n'ai jamais " pris refuge" officiellement, parce que là encore , je ne veux pas me laisser enfermer, mais il est certain que la philosophie de Bouddha me parle beaucoup. Je dis bien la philosophie, pas la religion :))

    Bon , j'en ai assez dit:)) Pas facile d'ailleurs d'écrire sur ce sujet , car il y a tellement de choses à dire et de nuances ...

    Bonne réflexion Alain, et merci de partager ainsi les tiennes :))
    Clémentine

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  9. Je ne nie pas l'existence d'un « Jésus historique ». Ni que soient sorties directement de sa bouche les paroles rapportées dans les écritures. Peut-être… Encore que bon nombre des exégètes démontrent ce qui a pu être ajouté au fil du temps pour toutes sortes de raisons, politiques ou religieuses. Peu importe. Ou plutôt, ce débat-là ne m'intéresse guère.
    Que Jésus soit « fils de Dieu » c'est encore une autre question…
    Que Jésus ait véritablement voulu une religion telle qu'on la connaît… C'est aussi une question… Lui qui est venu vilipender la religion en place et l'ensemble de ses prêtres et de ses pratiques. Or, dans la religion chrétienne on en retrouve de bien comparables… Qui se sont bien éloignées de l'enseignement d'origine de Jésus.

    Jésus n'est pas assigné à résidence chez les chrétiens. Jésus est un être universel et il n'est pas enfermé dans une religion. D'ailleurs, en supposant vrai qu'il soit fils de Dieu, ( et Dieu lui-même selon la théorie chrétienne), on n'imagine pas Dieu enfermé dans une religion… Il les transcende toutes !

    Mais je comprends bien les ecclésiastiques chrétiens, catholiques, protestants, orthodoxes, prêcheurs des multiples confessions des États-Unis, etc.….
    Je comprends qu'ils se sentent « propriétaires » de la « révélation » qu'ils estiment avoir pour mission commerciale de diffuser…
    Malheureusement il n'en est pas ainsi.
    Dans les faits, la "réussite" de la chrétienté, (comme on dit d'une entreprise qu'elle prospère, réussit, et augmente ses profits) tient beaucoup plus à des considérations économico-politiques, que l'on retrouve dès l'origine, plutôt que que la diffusion d'un message d'amour universel… En particulier les choses ont commencé à se gâter ou plutôt à s'expanser selon le point de vue que l'on considère, lorsque l'Empereur Constantin en fera la religion officielle de l'empire romain… Avec de tels appuis politiques, on pouvait conquérir la terre entière, en particulier sur le mode guerrier (croisades, guerres de religion, etc.…)
    On est donc bien loin de ce qu'il est convenu d'appeler « le message évangélique » qui peut se résumer dans cette phrase de Jésus : « aimez-vous les uns les autres ».
    Avec la religion chrétienne on est loin du compte…

    Comme dit la phrase célèbre : « on attendait un Sauveur… On a eu une religion… »

    Cela dit, j'en reviens à la démarche de ce blog, qui est de rendre compte de l'expérience d'un être humain, de rendre compte d'un vécu pour ce qu'il fut, et moins de théoriser sur ce que Dieu serait ou ce qu'il ne serait pas.
    L'expérience spirituelle et/ou mystique est par essence… Une expérience personnelle.

    Et merci pour ce dialogue, chère Clémentine. Comme tu le dis il y aurait tellement à dire et à nuancer… Et il est vrai que parfois, tellement échaudé à titre personnel par la très sainte église catholique, il m'arrive de ne pas faire dans la dentelle…
    à l'image de la dentelle des robes des prélats !
    :-)

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  10. J'imagine très bien le pire que tu ne veux pas dire...
    Quand je te lis je me sens vraiment mal j'ai envie de gueuler... Toutes les souffrances que tu as endurées en plus de ta maladie ... Et puis toute cette connerie, bêtise humaine et cette soit disante charité chrétienne . Mais aussi j'ai envie de me taire : c'est comme si j'avais envie de venir te consoler à postériori pour que tu ne pleures plus jamais.

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  11. En te lisant j'ai parfois l'impression de lire quelqu'un de beaucoup plus âgé, ayant vécu sous un catholicisme "archaïque". Je ne me souviens plus très bien de l'époque de "rénovation" de l'église, et ignore dans quelle mesure cela a pu avoir eu un effet adoucissant par rapport à des enseignements absurdes ("Dieu nous met à l'épreuve"), mais j'ai fort heureusement échappé à ces sornettes... dont ma mère apprenait à s'émanciper non sans difficultés. Il est certain que cela laisse des traces profondes et indélébiles, je peux en voir les effets persistants sur ma mère encore aujourd'hui. La conscience des enfants est très malléable et ce qui s'imprime à l'âge de cette première émergence de pensée en garde l'empreinte.

    Tout cela est très intéressant et m'amène à revisiter un peu, et relativiser, ce que j'ai moi-même conservé de mon éducation catholique.

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  12. Charlotte,
    et oui…
    Ce petit "plus" de souffrance qu'apporte la religion chrétienne…
    C'est leur petit geste commercial !
    :-)

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    Pierre,
    je pense en effet que quelques années nous séparent… !!
    Cela laisse des traces profondes
    l'une des raisons de ce blog est pour moi d'essayer d'en gommer quelques-unes…

    Et en tout cas de faire la différence entre religion et spiritualité…

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