Seuls existent les commencements,
les aurores nouvelles,
qui nous tirent de nos nuits.
Être toujours voyageur de l'Aube.

lundi 20 février 2017

97 - Laisse tomber les morts !

Ils étaient un certain nombre, ceux qui avait été séduits par ce type, dont on peut aisément imaginer qu'il avait un charisme fort comme on dirait aujourd'hui. Il surprenait, attirait, n'avait pas le discours stéréotypé de tous les autres, scribes, pharisiens, docteurs de la loi, et autres savants de l'intelligentsia religieuse.

Ils étaient un certain nombre à manifester le désir de le suivre. Pour faire quoi ? Pour vivre quoi ? Au fond il ne savait pas très bien. C'était une aventure nouvelle. Ce type, venu d'on ne c'est où, un village paumé, fils d'ouvrier, pas vraiment bardés de diplômes religieux, voici qu'il avait des paroles qui donnaient le goût intérieur d'une transformation… laquelle ? On ne savait pas encore… mais au fond, ça semblait valoir la peine de le suivre… au moins pour voir…

mercredi 25 janvier 2017

96 - Vraies et fausses promesses

Dans l'Ancien Testament, il est souvent question d'une promesse. Dieu promet quelque chose à son peuple. Quelque chose qui sera « mieux ». Sortir d'une condition ancienne, pour une condition nouvelle. La promesse est souvent faite à un leader, chargé d’entraîner un peuple dans une Aventure. Abraham vers une terre nouvelle. Moïse vers la terre promise pour faire sortir un peuple de l'esclavage.
Enfin bref, il est très souvent question de quitter un endroit pour un autre, l'espérance au cœur, par fidélité à celui qui a promis. Une confiance dans la divinité.

vendredi 25 novembre 2016

95 - Il est temps de faire le point



( Vague approche de l’embryon d’une tentative de perception de l’essentiel du Chemin du Voyageur…)


Voilà plusieurs mois que je n'ai pas écrit ici. Normal. Je ne publie un billet que quand la nécessité intérieure s'en fait sentir au regard de mon parcours personnel, et sur des aspects que j'estime intéressant pour moi, (peut-être pour quelques lecteurs ? ?), en restant dans l'esprit du premier billet de ce blog.

Donc, je ressens la nécessité de faire le point pour essayer de mieux m'éclairer moi-même en tentant une expression suffisamment élaborée et compréhensible.

mercredi 25 mai 2016

94 - La Providence (suite)

(suite du billet précédent ...)


Et moi ?
Confiance en qui ?

La Providence n'est pas dans mon vocabulaire. Mais il y a en moi un guide intérieur à qui je fais confiance, et en qui j'ai confiance. Dans mon enfance, j'ai le souvenir d'une religieuse qui venait à la maison faire le catéchisme. Dans mon souvenir, elle n'a guère de visage, ni d’âge, juste une présence aimante. Elle compte parmi les femmes dont je me suis senti aimé. Elle me parla un jour de mon ange gardien. Je redoutais ce truc, dont on m'avait dit qu'il voyait toutes mes bêtises et s'arrangeait pour me punir. Il fallait le craindre et être sage, discipliné et bien travailler à l’école pour éviter sa colère.
Mais là, non. Elle m'expliqua qu'il était là pour m'aider à vivre sur le bon chemin, comme un ami, pour que je devienne un grand garçon. (Évidemment, je ne me souviens plus de ses mots exacts, je donne l’idée générale qui me resta marquée).
Disons que, en gros, l'ange gardien me voulait du bien et je pouvais l’écouter dans mon cœur. C'est peut-être la première personne qui ne me brandit pas la morale à laquelle il faut obéir, Cette femme me mit sur le chemin de l'éveil de ma conscience profonde.

mercredi 18 mai 2016

93 - La Providence.

— « Faisons confiance à la Providence ».
Combien de fois ai-je entendu ma mère prononcer cette phrase, mais surtout y croire totalement, indéfectiblement, comme un pilier central de son existence. Une force d'accompagnement de sa vie. une certitude que la Providence ne pouvait lui faire défaut, la décevoir, ne pas lui accorder ses bienfaits au cœur même des pires épreuves. D'ailleurs elle disposait de preuves irréfutables, incontestables, qu'elle donnait en exemple : — « C’est grâce à la Providence que… ».
Acte de foi. Permanence de foi. C'est au-delà de la seule croyance. On est alors loin du : — je pense que peut-être. — Il est bien possible que…
Non la certitude était là. La Providence nous protégeait et nous protégerait toujours.

lundi 14 mars 2016

92 - Intuitions d’enfance.

Que sont devenues mes intuitions d'enfance ?

il y a les rêves, les projets, les projections dans l'avenir, les : « Plus tard c'est moi que je serai… », les griseries, les : « on dirait que je… » qui ont accompagné l'enfance, avant que nous ne soyons rattrapés par la réalité de la vie telle qu'elle se présente.
Mais plus fondamentalement il y a les intuitions, plus fortes, plus pérennes, qui durent, qui reviennent, qui concernent ce qui pourrait être essentiel à la vie, à vivre, à accomplir.

mardi 8 mars 2016

91 - L’homme fidèle.

Petit préalable :
il ne sera pas question ici de la fidélité amoureuse au sens habituel du mot : fidélité en couple, etc. Je précise, car c'est peut-être souvent à cela que le mot fidélité réfère en premier.

Lorsque je regarde des personnes qui ont marqué positivement mon existence, c'est probablement celles en qui j'ai trouvé une constante de fidélité. Il y avait « quelque chose » auquel elles se montraient fidèle. Quelque chose qui avait trait avec les profondeurs de la personne.

samedi 20 février 2016

90 - La vie éternelle ?


Trouve-t-on une religion qui ne comporte pas une promesse d’une « autre vie ailleurs » après la vie terrestre ? Un survie de « l’âme », une renaissance corporelle, résurrection des morts, corps psychique débarrassé des lourdeurs de l’attraction terrestre, Eden, Paradis, … Là, un ou des dieux  nous attendent de pieds fermes, avec généralement un jugement divin d’accès ou non à un « endroit » plutôt merveilleux pour les « bonnes gens » et un endroit plutôt terrible pour les « mauvaises gens » …

vendredi 5 février 2016

89 - Prétendre….

Lorsque je publie un texte, évidemment je ne m’arrête guère  à l’environnement graphique de ce blog, sauf à me dire souvent que j’aime bien le look que j’ai choisi… Je ne m’arrête pas non plus à la phrase  épigraphe en tête de ce blog.
Là, je la relis … elle date de la création du blog. (2012)
Quelle prétention !
« relater la question de l’Homme » et avec une majuscule, s’il-vous-plait !
Alors certes il y a le mot « tentative »… mais quand même, pour qui il se prend ce mec !

vendredi 29 janvier 2016

88 - Dieu n’est PAS amour … (à ce qu'il parait !...)

Depuis huit ans, j'anime une à deux fois par an, et pour une durée de cinq à six jours, un forum de partage de textes écrits par en moyenne  25 participants, dans la durée. C'est le principe. Une sorte d'écriture en continu.
C'est une écriture totalement libre qui est proposée. Chacun écrit tout ce qu'il a envie. Aucun thème particulier n'est mentionné. L'écriture va de l'intime au poétique en passant parfois par de la fiction, mais dans la fiction, on voit bien la personnalité qui transparaît. Certains écrivent 9 à 10 heures d’affilé… voire plus…

mardi 19 janvier 2016

87 - Où il est question de la discipline.


Lorsque j'étais enfant, le concept de discipline comportait tout ce qui était interdit, autrement dit tout ce qui entravait ma liberté. Il s'agissait de se montrer conforme à toutes sortes de normes et d'obligations imposées, sans que pour autant il m’ait été expliqué leur nécessité… éventuelle… 
Il était encore moins questions d'en discuter les aspects et les prescriptions. Le principe global était simple : On obéit ! C'est tout ! Et à défaut la punition tombe !

mardi 12 janvier 2016

86 - Quel disciple ?

Répondant à un commentaire dans le billet précédent, J'ai écrit ceci :

(...) Quant à ce que tu dis fort justement : "lorsque le maître est parti, là c'est facile, on peut faire des paroles qui restent de son enseignement ce que l'on veut"
C'est juste en effet,on peut faire tout que l'on veut, au sens un peu tout et n'importe quoi…
Reste la question : comment exercer sa liberté tout en respectant la profondeur du message.
C'est toute la problématique du disciple.
Tu me donnes matière pour un prochain billet ....


Pourquoi respecte-on l’enseignement d'un Maître ?

vendredi 4 décembre 2015

85 - Paraboles du Royaume


— Il leur proposa une parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu'un homme a pris et semé dans son champ. C'est la plus petite de toutes les semences; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches. 

— Il leur dit cette autre parabole: Le royaume des cieux est semblable à du levain qu'une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu'à ce que la pâte soit toute levée. 


— Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il a, et achète ce champ. 

— Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix; et il est allé vendre tout ce qu'il avait, et l'a achetée. 

(Matthieu Chapitre 13 )

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Ce n'est pas d'hier que certaines paraboles de Jésus ont pour moi une saveur particulière. Ainsi en est-il de ces paraboles du Royaume, qui parlent toutes de petites choses ordinaires que tout un chacun connaît ou peut connaître.

vendredi 16 octobre 2015

84 - Où en suis-je ?

— Mon rapport à la religion chrétienne :

Je constate une meilleure conceptualisation.
Décomposer le complexe en éléments plus simples : c'est une évidence, mais quand  l'esprit est embrouillé, la confusion préside facilement. 
Mes niveaux de ressentis sont à présent plus clairs. L'esprit s'embrouille en raison de ressentis non clarifiés. 
La souffrance intérieure, je veux dire celle qui est proche de l’âme c'est-à-dire de l'essentiel, se fait vite globalisante.

mercredi 26 août 2015

83 - Une autre rive….

Pour l'instant, je laisse en suspend mes petits propos sur l'Évangile de la Samaritaine. J’y reviendrai dans le courant de l'automne.

Ces dernières semaines j’ai « fréquenté » plusieurs blogues tenus par des journalistes chrétiens et d’autres gens se réclamant d’une chrétienté de gauche, qui abordent des sujets d'actualité de l’Eglise et de la Chrétienté : les synodes et machins officiels en cours avec le nouveau Pape…  En tant que tels, les articles sont plutôt intéressants, nuancés, assez critiques et globalement avec une tendance progressiste.

lundi 8 juin 2015

82 - Jésus et la femme de Samarie (Jean 4, 5-42) - Texte 5

(suite du billet  81)


La femme Lui dit : « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi : nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut L'adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l'heure vient où vous n'irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père.
Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, Celui que nous connaissons, car le Salut vient des Juifs.
Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les vrais adorateurs adoreront le Père en Esprit et Vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père.
Dieu est Esprit, et ceux qui l'adorent, c'est en Esprit et Vérité qu'ils doivent l'adorer. »

*

lundi 18 mai 2015

81 - Jésus et la femme de Samarie (Jean 4, 5-42) - Texte 4

(suite du billet  80)


La femme lui dit : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n'aie plus soif, et que je n'aie plus à venir ici pour puiser. »
JESUS lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. »
La femme répliqua : « Je n'ai pas de mari. » 
JESUS reprit : « Tu as raison de dire que tu n'as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari : là, tu dis vrai. »

*

L'Évangile, ce n'est pas un roman fleuve en trois tomes de 400 pages… le récit est toujours très ramassé à un essentiel. On peut lire l'histoire de la Samaritaine en une minute 45 secondes. Mais si tout était raconté dans le détail, ce passage, comme d'autre, serait bien plus long… la brièveté est toujours pour moi une incitation à prendre beaucoup de temps sur une seule phrase.

vendredi 27 février 2015

80 - Jésus et la femme de Samarie (Jean 4, 5-42) - Texte 3

(suite du billet N° 79)


JESUS Lui répondit : " Si tu savais le Don de Dieu, si tu connaissais Celui qui te dit : 'Donne-Moi à boire', c'est toi qui Lui aurais demandé, et Il T'aurait donné de l'Eau Vive".

Elle Lui dit: "Seigneur, tu n'as rien pour puiser et le puits est profond; avec quoi prendrais-tu l'eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ?".

"JESUS lui répondit: tout homme qui boira de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l'Eau que Moi Je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; et l'Eau que Je lui donnerai deviendra en lui Source jaillissante pour la vie éternelle."

Elle prend un tour bizarre cette histoire. Jusque là c’était à peu près clair… On pouvait imaginer la scène  de ciné :  le type seul, la femme qui arrive au loin, la musique  façon Ennio Moriconne, le dialogue terre à terre des ennemis potentiels qui se défient….

vendredi 20 février 2015

79 - Jésus et la femme de Samarie (Jean 4, 5-42) - Texte 2

(suite du billet N° 78)


JESUS lui dit : " Donne-Moi à boire."  (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.)
 La Samaritaine Lui dit : "Comment Toi qui es juif, Tu me demandes à boire, à moi, une samaritaine ? " (En effet, les juifs ne veulent rien avoir en commun avec les samaritains.)
*

Donc, ils sont seuls, lui et elle, autour de ce puits. C'est ainsi en tout cas que je le conçois. Il n'est pas fait état d'autres personnes, et puis on voit mal comment le dialogue qui va suivre pourrait s'accommoder d'un groupe qui entourerait ces deux là.

mercredi 11 février 2015

78 - Jésus et la femme de Samarie (Jean 4, 5-42)



Sur cette rencontre, j'ai souvent médité. C'est un épisode qui a toujours eu une intensité particulière pour moi. Je vous raconte l'histoire brièvement si vous ne la connaissez pas.